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Moyen Orient et Monde - Élections

En Israël, de nouvelles législatives « serrées »

Le Likoud et le parti « Bleu-blanc » au coude-à-coude avec une légère avance pour Gantz, selon un premier sondage à la sortie des urnes.

Benny Gantz et son épouse, ainsi que Benjamin Netanyahu et sa femme, aux urnes, hier. Jack Guez/AFP/ Reuters/POOL

Bibi ou Benny ? Les Israéliens ont voté hier lors de législatives âprement disputées opposant le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au pouvoir depuis une décennie, à l’ancien chef de l’armée Benny Gantz, cinq mois après un premier duel sans issue.

Le Likoud, parti de M. Netanyahu, et le parti « Bleu-blanc » de son rival Benny Gantz étaient au coude-à-coude hier soir, selon les premiers sondages à la sortie des urnes diffusés par les médias locaux. Le Likoud récoltait entre 31 et 33 sièges sur les 120 de la Knesset (Parlement israélien) et le parti de M. Gantz entre 32 et 34, selon ces sondages qui ne voyaient aucun bloc majoritaire émerger au terme de ces élections.

M. Netanyahu, 69 ans, dit « Bibi », avait reconnu durant la journée que ces élections étaient « très serrées » après avoir voté à Jérusalem avec son épouse Sara.

Comme lors de précédents scrutins, il a prévenu que le taux de participation des électeurs de gauche et arabes était élevé et a appelé ses partisans à aller voter, allant jusqu’à utiliser un mégaphone pour s’adresser à la foule à la gare centrale de Jérusalem.

Son rival Benny Gantz, 60 ans, a lui aussi utilisé un mégaphone, sur la plage de Tel-Aviv, après avoir glissé en matinée son bulletin dans un bureau de vote de la banlieue de la ville côtière, accompagné de sa femme Revital. « Nous arriverons à apporter un espoir, nous arriverons à apporter un changement, sans corruption et sans extrémisme, tous ensemble », a-t-il alors déclaré.

Quelque 6,4 millions d’électeurs étaient conviés jusqu’à 22h00 heure locale dans les 10 700 bureaux de vote, surveillés par près de 19 000 policiers.

Duel coriace

À l’issue du premier scrutin, en avril dernier, le Likoud (droite) de M. Netanyahu et la formation centriste Kahol Lavan, « Bleu-blanc », de M. Gantz avaient alors chacun obtenu 35 sièges sur les 120 du Parlement. Le président israélien Reuven Rivlin avait mandaté Benjamin Netanyahu pour former un gouvernement de coalition. Mais incapable d’y parvenir, ce dernier avait dissous le Parlement et provoqué un nouveau scrutin.

Les sondages pronostiquaient un nouveau duel coriace, où le jeu parfois subtil des alliances pourrait déterminer le sort du gouvernement. Le score de leurs alliés potentiels, la droite et les partis religieux pour M. Netanyahu, et la gauche et les partis arabes pour M. Gantz, devrait être déterminant.

Tony Sachs, 64 ans, un électeur de Jérusalem, souhaitait, hier, une coalition entre les principaux rivaux. « C’est vraiment important que le pays entier travaille ensemble. Nous devons faire preuve d’unité (...) mais à cause des politicailleries et des ego, je doute que cela se produise », dit-il.

Ce nouveau scrutin est d’autant plus crucial pour M. Netanyahu qu’il intervient un mois avant sa comparution devant la justice pour des affaires de « corruption », « d’abus de confiance » et de « malversations ». Il est notamment soupçonné d’avoir tenté de s’assurer une couverture favorable de la part du site d’informations Walla, en contrepartie de faveurs gouvernementales qui pourraient avoir rapporté des centaines de millions de dollars à Bezeq, principal groupe de télécommunications israélien dont le PDG était propriétaire de Walla.

Pour l’heure, M. Netanyahu n’est ni inculpé ni donc condamné, mais une victoire pourrait permettre à ses alliés de lui voter une immunité. S’il était réélu, puis inculpé, il deviendrait le premier chef de gouvernement en exercice à connaître une telle avanie dans l’histoire d’Israël.

Face à « Bibi », l’ancien général Benny Gantz, libéral sur les enjeux de société comme le mariage civil mais « faucon » sur les questions sécuritaires, joue la carte de la « probité » et pourrait miser sur une alliance de partis laïcs – de gauche et arabe – face au bloc de droite de Netanyahu et de ses alliés de partis juifs ultraorthodoxes. « Rares sont les moments où les électeurs sont devant deux possibilités si distinctes », résumait lundi M. Gantz.

Jeu des alliances

Craignant de voir ses électeurs bouder les urnes, M. Netanyahu avait affirmé lundi qu’ils avaient le choix entre « un gouvernement faible », mené par « la gauche et les Arabes », et un « gouvernement fort de droite », mené par lui.

En Israël, le nombre de sièges de chaque liste électorale dépend du pourcentage de votes récoltés avec un seuil de 3,25 % des voix pour entrer au Parlement.

Outre le score du Likoud et du parti Bleu-blanc, les résultats des alliés potentiels de chacun seront déterminants, car la question n’est pas tant de savoir qui aura le plus de sièges entre Netanyahu et Gantz, mais lequel des deux sera en mesure d’atteindre, par des alliances, le nombre magique de 61 députés, seuil de la majorité au Parlement.

Source : AFP

Bibi ou Benny ? Les Israéliens ont voté hier lors de législatives âprement disputées opposant le Premier ministre Benjamin Netanyahu, au pouvoir depuis une décennie, à l’ancien chef de l’armée Benny Gantz, cinq mois après un premier duel sans issue. Le Likoud, parti de M. Netanyahu, et le parti « Bleu-blanc » de son rival Benny Gantz étaient au coude-à-coude hier soir, selon les premiers sondages à la sortie des urnes diffusés par les médias locaux. Le Likoud récoltait entre 31 et 33 sièges sur les 120 de la Knesset (Parlement israélien) et le parti de M. Gantz entre 32 et 34, selon ces sondages qui ne voyaient aucun bloc majoritaire émerger au terme de ces élections.M. Netanyahu, 69 ans, dit « Bibi », avait reconnu durant la journée que ces élections étaient « très...
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