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Irrité par des propos du président tchèque, le Kosovo boude un sommet à Prague


Le président de la République tchèque, Milos Zeman, à Budapest le 15 mai 2019. AFP / ATTILA KISBENEDEK

Le Kosovo a renoncé à participer à un sommet régional à Prague, ont annoncé mercredi des responsables tchèques, à la suite des déclarations du président tchèque ayant traité de "criminels de guerre" les dirigeants de cette ancienne province serbe.

Des délégations gouvernementales de plusieurs pays des Balkans occidentaux doivent rencontrer jeudi à Prague les premiers ministres tchèque, hongrois, polonais et slovaque.

"Le Kosovo a envoyé une note aujourd'hui afin de présenter ses excuses pour son absence", après avoir dans un premier temps confirmé sa participation, a déclaré à l'AFP Jana Adamcova, la porte-parole du gouvernement tchèque.

Mardi, le président tchèque Milos Zeman a déclaré qu'il aimait bien la Serbie mais non pas le Kosovo, au cours d'une visite à Belgrade qui refuse de reconnaître l'indépendance de l'ancienne province serbe.

Mercredi, M. Zeman a précisé qu'il demanderait au gouvernement tchèque "s'il est possible de revoir la reconnaissance du Kosovo" par la République tchèque, selon un tweet de son porte-parole Jiri Ovcacek.

"Un Etat dirigé par des criminels de guerre n'a pas sa place dans une communauté de pays démocratiques", a ajouté M. Zeman, connu pour ses sympathies à l'égard de la Russie et de la Chine.

L'ex-Premier ministre du Kosovo, Ramush Haradinaj, l'ancien commandant des rebelles d'origine albanaise qui avaient combattu contre la Serbie à la fin des années 90, a démissionné en juillet pour comparaître devant un tribunal spécial de La Haye qui enquête sur les crimes de cette époque.

Le ministre tchèque des Affaires étrangères, Tomas Petricek, a indiqué mercredi que Prague n'avait aucun intérêt à changer sa décision de 2008 de reconnaître le Kosovo en tant que pays indépendant.

"Nous avons reconnu le Kosovo 'de jure' en 2008 et il est dans l'intérêt de notre sécurité et de la transparence de notre politique étrangère de ne rien changer à cela", a déclaré M. Petricek à l'AFP.

Le sommet de jeudi a pour objectif de resserrer les liens entre les quatre pays du groupe de Visegrad et l'Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, la Macédoine du Nord et la Serbie, qui cherchent tous un rapprochement avec l'UE.

Le Kosovo a renoncé à participer à un sommet régional à Prague, ont annoncé mercredi des responsables tchèques, à la suite des déclarations du président tchèque ayant traité de "criminels de guerre" les dirigeants de cette ancienne province serbe.Des délégations gouvernementales de plusieurs pays des Balkans occidentaux doivent rencontrer jeudi à Prague les premiers ministres tchèque, hongrois, polonais et slovaque.
"Le Kosovo a envoyé une note aujourd'hui afin de présenter ses excuses pour son absence", après avoir dans un premier temps confirmé sa participation, a déclaré à l'AFP Jana Adamcova, la porte-parole du gouvernement tchèque.
Mardi, le président tchèque Milos Zeman a déclaré qu'il aimait bien la Serbie mais non pas le Kosovo, au cours d'une visite à Belgrade qui refuse de reconnaître...