Un véhicule de la Finul passant derrière un portrait de Hassan Nasrallah, hier, le long de la frontière libano-israélienne, au niveau du village de Ramieh. Mahmoud Zayyat/AFP
Le Hezbollah a annoncé hier matin que ses combattants avaient abattu à l’aide d’« armes appropriées » un drone israélien au moment où celui-ci survolait la frontière avec le Liban, dans la zone frontalière où seules l’armée libanaise et la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) sont supposées être déployées. L’incident est intervenu à la veille de la célébration de Achoura, au cours de laquelle le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah doit prononcer un discours attendu, à l’issue d’une procession ce matin dans la banlieue sud de Beyrouth.Dans un communiqué, le Hezbollah a précisé que les combattants de « la Résistance islamique ont confronté avec les armes appropriées un drone israélien au moment où il traversait la frontière » en direction de la localité de Ramieh au Liban-Sud. « Le drone a été abattu dans les environs de la localité et se trouve désormais entre les mains » du Hezbollah, a ajouté le texte. L’armée israélienne a reconnu qu’un de ses drones était « tombé en territoire libanais lors d’opérations de routine ». Sans préciser l’origine de l’accident, elle a assuré qu’aucune information ne pouvait être prélevée sur le drone. Selon la chaîne al-Manar du Hezbollah, le drone n’a pas été très endommagé.Le Hezbollah n’a pas précisé quelles armes avaient été employées pour abattre ce drone. Le parti reconnaît être en possession de missiles de haute précision, mais dément avoir des sites de production de tels missiles comme l’en accuse Israël.Après l’attaque de deux drones le 25 août contre la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, le leader du parti pro-iranien avait réagi en s’engageant à abattre les drones israéliens qui pénétreraient dans l’espace aérien du Liban. « La Résistance ne permettra pas à Israël de revenir dans notre espace aérien pour rassembler des informations, prendre des photos ou espionner, comme il le faisait par le passé », a averti hier le ministre des Affaires du Parlement Mahmoud Qmati, haut responsable du Hezbollah.
Représailles
Le regain de tension entre le Hezbollah et Israël remonte au 24 août dernier, date à laquelle une frappe d’Israël en Syrie avait tué deux combattants du Hezbollah. Cette opération avait été suivie, quelques heures plus tard, par l’envoi de deux drones chargés d’explosifs contre la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah. Le parti chiite et l’armée libanaise ont pointé du doigt Israël, qui n’a jamais commenté. Hassan Nasrallah avait immédiatement promis des représailles à Israël, tout en s’engageant à abattre les drones israéliens qui pénétreraient dans l’espace aérien du Liban.
Le 1er septembre, le Hezbollah avait annoncé avoir tiré des missiles antichars sur un véhicule blindé dans le nord d’Israël, en représailles à l’assassinat de ses deux cadres en Syrie.
L’armée israélienne avait alors riposté en tirant une centaine d’obus contre un secteur du sud du Liban, considéré selon elle comme « la source des tirs », provoquant des incendies limités dans des zones boisées.Le lendemain, Hassan Nasrallah avait réitéré son engagement à lancer des représailles, tout en assurant que son mouvement n’avait « plus de ligne rouge » dans son combat contre Israël. « Le message est clair : si vous attaquez, toutes les frontières, vos soldats, vos colonies, à la frontière, en profondeur (du territoire) ou en son cœur, pourront être menacés et ciblés », avait martelé le chef du Hezbollah.
Tension régionale
Dans ce contexte régional extrêmement tendu, des frappes aériennes dans l’extrême est de la Syrie ont par ailleurs visé hier des positions de forces iraniennes et de milices alliées, tuant 18 combattants, selon une organisation de défense des droits de l’homme, qui n’a pas été en mesure d’identifier leurs auteurs.
Et, dans la nuit de dimanche à lundi, des roquettes ont été tirées « sans succès » depuis les environs de Damas vers Israël par des « milices chiites » opérant en Syrie sous le commandement de la force al-Qods des gardiens de la révolution iraniens, a annoncé l’armée israélienne sur son compte Twitter.
Sans qu’il ne soit possible de dire si ces raids sont liés, des frappes aériennes dans l’Est syrien ont visé des positions de forces iraniennes et de milices alliées, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). « Dix-huit combattants ont été tués, mais leur nationalité n’est pas encore déterminée », a précisé l’ONG. L’attaque a eu lieu près de la frontière avec l’Irak, dans la région de Boukamal (province de Deir ez-Zor).
En juin 2018, des frappes dans le même secteur avaient tué 55 combattants des forces prorégime – notamment syriens et irakiens, selon l’OSDH. Un responsable américain s’exprimant à Washington sous le couvert de l’anonymat avait imputé la frappe à Israël, mais l’armée israélienne avait refusé tout commentaire.
À Deir ez-Zor, une alliance de combattants kurdes et arabes est également sur le terrain, soutenue par les avions de la coalition internationale emmenée par Washington, qui par le passé avait reconnu avoir bombardé des forces prorégime.


C'est juste que les usurpateurs de terre avaient envie de filmer les scènes de 3Achoura , je sais pas moi ça doit les exciter devoir ça, chez eux n'y a plus de testosterone adrénaline. Mais les cons ils pouvaient venir gratos, c'est même pas payant en plus ... ce qui fait bien les affaires des radins .
13 h 41, le 10 septembre 2019