La future présidente de la Commission européenne, l'Allemande Ursula von der Leyen. AFP / LUDOVIC MARIN
La nouvelle Commission européenne comptera presque autant de femmes que d'hommes, respectivement 13 et 14, une première dans l'histoire de cette institution, selon la liste des candidats approuvée par sa présidente Ursula von der Leyen et diffusée lundi.
Ursula von der Leyen doit dévoiler mardi quels portefeuilles seront attribués aux 26 membres de son équipe, représentant chacun un pays de l'Union. Manque le Royaume-Uni, car ce pays veut quitter l'UE fin octobre. Première femme présidente de la Commission européenne, cette ancienne ministre de la Défense de la chancelière allemande Angela Merkel s'était donné pour objectif d'atteindre la parité dans sa nouvelle équipe. Elle fait bien mieux que son prédécesseur, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui avait la même ambition, mais n'avait obtenu des Etats membres que neuf femmes candidates contre 19 hommes.
Le Parlement européen doit auditionner entre le 30 septembre et le 8 octobre tous les membres de la nouvelle équipe. Par le passé, des prétendants mis sur le gril par les eurodéputés ont été écartés. Or, dans la nouvelle équipe de Mme von der Leyen, certains membres sont loin de faire l'unanimité et leur désignation a provoqué quelques grincements de dents.
Ainsi, la Française Sylvie Goulard a encore maille à partir avec la justice dans le cadre de l'affaire des emplois fictifs des assistants des eurodéputés du parti centriste Modem. Si son dossier est clos au niveau des services administratifs du Parlement européen, la justice française, ainsi que l'Office européen de lutte antifraude (Olaf), un organisme indépendant, continuent d'enquêter.
L'Olaf se penche également sur le cas du Polonais désigné, Janusz Wojciechowski, pour "irrégularités présumées concernant le remboursement de frais de voyage" quand il était eurodéputé.
Interrogée sur ces deux enquêtes lundi, la porte-parole de la Commission européenne, Mina Andreeva, a répondu : "nous respectons la présomption d'innocence".
Quant à la Roumaine désignée, Rovana Plumb, elle a été accusée d'avoir rédigé une décision gouvernementale au profit d'une compagnie proche de l'ancien homme fort de la gauche de son pays, Liviu Dragnea, incarcéré depuis mai. "Elle ne respecte pas les critères d'intégrité" essentiels pour la fonction, a asséné l'opposition roumaine, composée notamment des Libéraux, après la publication lundi des noms des personnalités composant la nouvelle équipe.
Après les auditions, le nouvel exécutif bruxellois doit encore passer le vote d'investiture le 22 octobre, pendant la session plénière à Strasbourg (France), pour pouvoir prendre ses fonctions le 1er novembre.
Voici la liste des 26 candidats commissaires :
Autriche : Johannes Hahn
Belgique : Didier Reynders
Bulgarie : Mariya Gabriel
Croatie : Dubravka Suica
Chypre : Stella Kyriakides
République tchèque : Vera Jourova
Danemark : Margrethe Vestager
Espagne : Josep Borrell
Estonie : Kadri Simson
Finlande : Jutta Urpilainen
France : Sylvie Goulard
Grèce : Margaritis Schinas
Hongrie : Laszlo Trocsanyi
Irlande : Phil Hogan
Italie : Paolo Gentiloni
Lettonie : Valdis Dombrovskis
Lituanie : Virginijus Sinkievicius
Luxembourg : Nicolas Schmit
Malte : Helena Dalli
Pays-Bas : Frans Timmermans
Pologne : Janusz Wojciechowski
Portugal : Elisa Ferreira
Roumanie : Rovana Plumb
Slovaquie : Maros Sefcovic
Slovénie : Janez Lenarcic
Suède : Ylva Johansson
Ursula von der Leyen doit dévoiler mardi quels portefeuilles seront attribués aux 26 membres de son équipe, représentant chacun un pays de l'Union. Manque le Royaume-Uni, car ce pays veut quitter l'UE fin octobre. Première femme présidente de la Commission européenne, cette ancienne ministre de la Défense de la chancelière allemande Angela Merkel s'était donné pour objectif d'atteindre la parité dans sa nouvelle équipe. Elle fait bien mieux que son prédécesseur, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui avait la même ambition, mais n'avait obtenu des Etats membres...


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