Photo AFP / Nabil HASAN
Trois séparatistes ont été tués vendredi à Aden dans un attentat suicide et un de leurs chefs a échappé à une explosion, les premières attaques du genre depuis que le pouvoir a perdu le contrôle de cette ville du Yémen, selon un responsable.
Un "kamikaze a lancé sa moto piégée contre un véhicule de combattants du Conseil de transition du sud (STC - séparatiste) à un rond-point du quartier cheikh Saad dans le nord d'Aden", la capitale du sud du pays en guerre, a déclaré un responsable des services de sécurité à l'AFP.
Trois combattants à bord du véhicule ont été tués et un nombre indéterminé de personnes ont été blessées dont des civils dans l'attentat survenu près d'un marché très fréquenté, a-t-il ajouté sous couvert de l'anonymat, en estimant que l'attentat portait la signature d'el-Qaëda, présent dans des régions du sud du Yémen.
D'autre part, le chef militaire du groupe séparatiste appelé "Cordon de sécurité", Waddah Omar Abdel Aziz, a échappé à une attaque à la bombe qui a fait cinq blessés parmi ses gardes, selon le responsable. Un engin explosif a explosé, a-t-il dit, au passage du convoi du chef militaire à Cheikh Othman, quartier du centre d'Aden. Les attaques n'ont pas été revendiquées dans l'immédiat.
La "lutte contre le terrorisme" a été la principale raison avancée par le STC pour justifier son opération militaire qui a abouti à la prise de contrôle d'Aden par ses hommes. Le STC avait accusé le gouvernement d'être complice des auteurs des attentats du 1er août qui ont visé ses combattants et fait des dizaines de morts. L'une des attaques a été attribuée à des jihadistes et l'autre a été revendiqué par les rebelles houthis.


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