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La Dernière

Les ami(e)s de mes ami(e)s

Un peu plus
24/08/2019

L’être humain a tendance à s’entourer de ses proches. À se confiner dans sa comfort zone. Parce qu’il n’y a rien de plus rassurant que les amis. Et au lieu d’aller découvrir d’autres horizons humains, les gens préfèrent demeurer dans leur bulle amicale. C’est plus sûr.

Nous, les Libanais, sommes encore plus friands de ce genre de comportement. On reste entre nous. Entre copains, entre gays, entre personnes de la même confession. Le Liban est fragmenté. Les sunnites restent entre sunnites. Idem pour les chiites, les druzes, les Arméniens ou les chrétiens. Quelques exceptions confirment la règle évidemment. Mais il est préférable que l’on se marie entre nous. C’est plus sûr. Trop compliqué le mariage mixte. Trop compliqué de faire des efforts de sociabilité sauf souvent, par intérêt. Trop compliqué de se mélanger. Étrange attitude qui reflète bien la situation du Liban aujourd’hui. Certains n’ont jamais été à Saïda. D’autres ne connaissent pas Baalbeck ni Batroun et encore moins le Kesrouan. Pas par racisme ou intolérance, mais par sentiment d’insécurité. Et quelle erreur ! Quelle erreur de ne pas s’aventurer en dehors des murs de notre petite prison dorée. En dehors de ce ghetto de riches, de ce ghetto confessionnel, de ce ghetto tout court. Un peu comme si au Liban, on réitérait le schéma new-yorkais. The Village, Upper East Side, le Bronx, Soho, Brooklyn ou encore Harlem. C’est humain dira-t-on. Qu’irait-on faire là-bas ?

Eh bien, il y a beaucoup de choses à faire là-bas ! Beaucoup de gens à rencontrer, de cultures à découvrir. Des traditions, des modes de vie, une autre façon de penser, de voir les choses. Et il ne faut pas forcément aller loin pour réaliser que ce qui fait la richesse de notre pays, c’est justement la « pluriculture ». Il n’est pas nécessaire d’aller dans un village au fin fond du Akkar ou du Metn pour remarquer que si nous formons un même peuple, nos différences ne sont pas des handicaps. Bien au contraire. Il suffit d’élargir notre cercle en faisant la connaissance des amis de nos amis. Ayant vécu ici et là, nous avons tous dans notre entourage des copains qui ne nous ressemblent pas. Des amis d’enfance ou de vacances. Des potes d’université. Une famille qui vit à l’étranger. Un brassage immense de ce qui représente le Liban et qu’on a du mal à accepter. Il suffit d’une journée autour d’une piscine où se retrouvent des gens qui ne se connaissent pas, mais qui ont une amie en commun, pour que l’enrichissement ait lieu. Tout d’abord, c’est ainsi que l’on connaîtra mieux cette amie en commun. En réalisant qu’elle n’est pas forcément comme nous ; ensuite en voyant que même si on a grandi à Tripoli, qu’on ne parle pas un mot de français, il y a une similitude dans notre façon de penser. Il suffit d’un dîner autour d’un mezzé pour réaliser qu’un divorce sunnito-chiite ressemble étrangement à un divorce maronite-orthodoxe. Que les peines sont les mêmes, les interrogations aussi et que, malgré les lois religieuses qui régissent cette séparation, le résultat sera identique. Il suffit de rencontrer un homme ou une femme d’un autre milieu, de commencer une histoire avec lui ou elle, pour apprécier les nuances. Les nuances de langue, de goûts, d’habitudes. Réaliser qu’aimer tel artiste ou tel bar ne veut pas dire qu’on n’a pas la même culture, ni le même background. C’est juste que cantonné(e)s dans nos milieux étroits et nos préjugés, on ne sait pas regarder plus loin que le bout de notre nez. Que ce qu’apporte l’autre, que ce soit au niveau de la tendresse, du réconfort, de l’amour et même du sexe, va au-delà d’un loisir en commun ou du journal qu’on lit.

Alors oui, au Liban, grand melting-pot dans lequel on vit, on peut aimer ou fréquenter quelqu’un de totalement différent. Sortir avec son PT même si, selon les autres, il fait partie d’un « milieu social » différent. S’éclater avec sa coiffeuse ; chiller avec un homme aux autres croyances ; voyager avec une copine célibataire et frivole alors qu’on est une bonne bourgeoise mariée avec deux enfants ; faire la fête avec son pote de spinning même s’il a 20 ans de moins. Parce qu’à « la fin de journée », ce qui compte, c’est que l’autre vous fasse du bien et qu’avec cet(te) autre, il y a parfois plus en commun qu’avec ceux qui sont notre garde rapprochée depuis plus de 30 ans.

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Hitti arlette

Les gens vivent au quotidien dans un stress infernal . Cest à peine si ,au sein d'une même famille , les gens réussissent à se supporter entre eux . . Pour un oui ,pour un non , pour des vétilles chacun monte sur ses ergots et s'emporte comme soupe au lait ou comme si ce proche était son ennemi juré .. Où voulez vous chère Medea qu'on aille chercher ailleurs ( dans la Bekas , au nord ou dans la banlieue sud )à connaître ou à communiquer avec l'autre alors qu'on arrive laborieusement à s'entendre avec sa soeur, sa mère ou son cousin.. Encore que ce dernier ne se manifeste que lors de circonstances fâcheuses telles qu'à la suite du décès d'un parent commun .

Irene Said

Beaux principes à mettre en oeuvre, pour tous...
Irène Saïd

BOSS QUI BOSSE

At the end of the day , la culture et l'éducation sont les paramètres parfaits pour rapprocher les gens dits différents, entre eux .

Par expérience personnelle je dirai que faisant partie d'une communauté déterminée , on gagnerait à aller vers les autres s'enrichir de la leur , tout en ayant en possession innée la sienne propre .

S'accepter en acceptant les autres , mais jamais de rejet ni de soi ni des autres .

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