Le cheikh Nabil Kaouk, membre du bureau politique central du Hezbollah, lors d'une cérémonie à Beit Lif au Liban Sud, le 5 août 2019. Photo Ani
Le cheikh Nabil Kaouk, membre du bureau politique du Hezbollah, a appelé lundi les responsables libanais à "une prise de position unifiée pour que le gouvernement se réunisse à nouveau", affirmant que le parti chiite n'est pas responsable de la paralysie actuelle. Le gouvernement ne s'est pas réuni depuis les affrontements de la Montagne le 30 juin.
"La résistance présente la meilleure image possible d'un Liban puissant, victorieux et compétent, alors qu'en face, nous voyons les divisions, les blocages et les dissensions que vit le Liban sur sa scène intérieure, ce qui présente une très laide image du pays, qui croule sous les crises politiques et socio-économiques", a déclaré Nabil Kaouk lors d'une cérémonie en l'honneur d'étudiants à Beit Lif, au Liban-Sud.
"La responsabilité nationale impose à ceux qui sont loyaux envers leur patrie d’œuvrer à présenter un point de vue consensuel en faveur de la reprise des réunions du gouvernement", a-t-il souligné, alors que le Conseil des ministres ne s'est plus réuni, à l'initiative du Premier ministre, Saad Hariri, les différentes formations s'opposant quant au suivi des incidents de Qabr Chmoun. "Le Hezbollah ne fait pas partie du problème actuel et n'est pas impliqué dans les crises en cours", a-t-il souligné, précisant que le parti chiite est impliqué "dans les initiatives et efforts de résolution" de cette crise.
Par ailleurs, le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a été reçu par le président du Parlement, Nabih Berry. A l'issue de son entretien, M. Raad a été interrogé par des journalistes sur la progression des discussions pour régler la crise gouvernementale. "Nous avons besoin de prières", a-t-il affirmé.
Le 30 juin, des échanges de tirs ont eu lieu entre partisans du leader druze Walid Joumblatt et de son rival, le député druze Talal Arslane (allié au Hezbollah). Deux partisans du parti de M. Arslane sont décédés lors de ces affrontements. Vendredi, le président Michel Aoun avait appelé Saad Hariri afin de lui demander de convoquer au plus tôt un Conseil des ministres. Une source gouvernementale citée par le site internet d'al-Moustaqbal, le média détenu par Saad Hariri, avait déclaré par la suite que ce dernier "connaît parfaitement ses prérogatives", laissant entendre qu'il n'est pas en faveur d'une convocation précipitée.


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