Le juge d'instruction militaire, Marcel Bassil, a émis lundi des mandats d'arrêt à l'encontre de quatre partisans du Parti socialiste progressiste (du leader druze Walid Joumblatt) arrêtés suite aux incidents de fin juin dans la Montagne entre partisans des rivaux druzes Talal Arslane et Walid Joumblatt, qui ont provoqué une grave crise politique dans le pays.
Ces quatre personnes, des partisans du PSP selon une source proche du dossier, n'ont pas été interrogées lundi par le juge, ayant demandé qu'un avocat leur soit assigné.
Des poursuites avaient été engagées le mois dernier contre 21 personnes, dont quatre partisans du Parti socialiste progressiste de M. Joumblatt, alors que le suivi judiciaire des incidents de Qabr Chmoun divise la scène politique libanaise et que le gouvernement ne s'est plus réuni depuis plus d'un mois. Deux personnes avaient été tuées et une grièvement blessée lors d'échanges de tirs dans la Montagne le 30 juin.
La semaine dernière, les Forces de sécurité intérieure avaient terminé leur enquête, dont elles avaient remis un rapport au chef de l'Etat, Michel Aoun, au président de la Chambre, Nabih Berry, et au Premier ministre, Saad Hariri. Cette enquête écartait la piste d'un piège tendu pour assassiner le ministre d'Etat pour les Affaires des réfugiés, Saleh Gharib (membre du parti du député Talal Arslane) par des partisans joumblattistes, comme cela est prétendu par M. Arslane et ses alliés.
Alors que la question d'une saisine ou non de cette affaire par la Cour de justice, un tribunal d'exception, oppose les différentes formations politiques et bloque toute réunion du Conseil des ministres, les Forces libanaises et le Parti socialiste progressiste, de M. Joumblatt, dénoncent des "manœuvres suspectes" devant le tribunal militaire, en charge de l'affaire. Le chef des FL, Samir Geagea, a notamment dénoncé le fait que l'affaire n'a pas été prise en charge par le substitut du commissaire du gouvernement le plus haut placé, en l’occurrence Fadi Akiki, un homme neutre, pour être remis au juge Marcel Bassil (également juge d’instruction militaire). M. Geagea a également soulevé que "des parties œuvrent aujourd’hui à changer la qualification du crime" faite par les FSI.


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