Les participants à un cycle de pourparlers sur le conflit syrien réunis à Astana, au Kazakhstan, en 2017. Photo d'archives AFP / Stanislav FILIPPOV
Des délégations libanaise et irakienne participent pour la première fois, en qualité d'observateurs, aux négociations sur la Syrie dont le 13e round de pourparlers s'est ouvert jeudi dans la capitale du Kazakhstan Noursoultan (anciennement Astana), rapporte le quotidien kazakh Astana Times.
Ce round de pourparlers devrait se concentrer sur la situation dans la province d'Idleb et le Nord-Est syrien, et vise à faire avancer le processus politique qui doit permettre la création d'un comité constitutionnel, a annoncé, mercredi, le ministère kazakh des Affaires étrangères. Pour les deux jours de négociations prévus les 1er et 2 août, sont présents à Noursoultan le représentant permanent de la Syrie à l'ONU, Bachar el-Jaafari, et Ahmad Tohmé, chef de la délégation de l'opposition syrienne, de même que des délégations russe, turque, iranienne et de l'ONU. Cette dernière est représentée par l'envoyé spécial des Nations Unies en Syrie, Geir Pedersen.
C'est début juin, lors de la visite à Bagdad et Beyrouth d'une délégation russe, présidée par l'envoyé spécial du président russe en Syrie, Alexander Lavrentiev, que les responsables libanais et irakiens avaient été invités à envoyer des représentants de leur pays au processus d'Astana. Le président libanais, Michel Aoun, avait alors assuré que le Liban participerait à la réunion mais que cela "ne remettait pas en cause notre droit de chercher avec la Syrie les moyens d'organiser le retour des déplacés".
Entamé début 2017, le processus d'Astana a progressivement éclipsé les négociations sous l'égide de l'ONU entre le régime de Bachar el-Assad et l'opposition, incapables de trouver une solution définitive mettant fin à une guerre ayant fait plus de 370.000 morts depuis 2011. Il a lieu à l'initiative de la Russie et de l'Iran, alliés de Damas, en coordination avec la Turquie, parrain de certains groupes rebelles, et sans implication de Washington. Ce processus illustre le rôle incontournable de Moscou, dont l'intervention militaire en septembre 2015 a permis au régime de Damas, alors en mauvaise posture, de renverser la donne. Les dernières sessions de négociations ont toutefois donné peu de résultats.


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