Des soldats de l’armée libanaise dans une rue de Baalbeck, en 2019. Photo d’archives AFP
Quatre tués et trois blessés. Tel est le triste bilan d’une rixe survenue dans la nuit de samedi à dimanche à l’occasion de noces dans le lieu-dit de Fayda, entre les localités de Younine et Chaat, au nord de Baalbeck, dans la Békaa. Le mariage était célébré entre un homme de la famille Medlej et une femme de la famille Amhaz.
C’est un « mouwwal » (mélopée arabe) qui a mis le feu aux poudres. « Le chanteur, Ali Yassine, invité pour animer le mariage, a loué un certain Taleb », raconte à L’Orient-Le Jour le président du conseil municipal de Younine, Ibrahim Assaad Kanaan. Taleb Zeaïter, un notable de la région présent au nombre des invités, a cru que ces éloges lui étaient adressés. Le chanteur lui a répondu par la négative, ce qui a provoqué l’ire du fils de Zeaïter qui s’en est pris au chanteur. Les deux hommes en étant venus aux mains, Taleb Zeaïter est intervenu pour mettre fin à la rixe, mais le chanteur a brandi son arme. Pour répondre à la provocation, les membres de la famille Zeaïter ont tiré de leur côté. Bilan : Taleb Zeaïter est décédé. Son fils et sa fille ont été blessés. La femme de leur oncle maternel a été grièvement blessée à la tête et a succombé à ses blessures quelques heures plus tard. Le chanteur et son frère, Abbas, ont également été tués. Un autre membre de la famille Ahmaz a été blessé.
Après cet échange de tirs, la tension est montée dans la nuit, notamment dans le quartier de Charawné, à Baalbeck, où se trouve le domicile de Taleb Zeaïter. Des tirs de roquettes et des incendies de voiture ont été enregistrés. L’armée s’est alors déployée dans le secteur.
Dans l’après-midi, le commandement de l’armée a indiqué dans un communiqué qu’un soldat avait été légèrement blessé par des tirs alors que la troupe se déployait dans la zone de Tall Abiad, près de Baalbeck.
Taleb Zeaïter a été inhumé dans son village de Riha. Dans un mot de circonstance, le cheikh Chawki Zeaïter a appelé au « contrôle de soi », assurant que cet incident « n’est pas prémédité ». Ali et Abbas Yassine ont été inhumés hier aussi dans leur village à Nabha où les incidents ont également été déplorés.
Retirer les armes indisciplinées
Les noces sanglantes de Younine remettent sur le tapis le dossier du port d’armes individuelles, un phénomène très répandu au Liban. « Ce n’est pas une chose normale, déplore le président du conseil municipal de Younine. Il faudrait que ces armes non légales soient retirées, conformément à la loi. Malheureusement, de tels incidents nuisent à la réputation du village. Les habitants de la localité ne sont pas comme cela. Ils sont hospitaliers et bons. Nous espérons que l’armée sera plus présente chez nous et que la sécurité sera assurée. Les habitants du village sont conscients du problème, mais des dérives sont souvent constatées. »
Réagissant à l’incident, le mohafez de Baalbeck-Hermel, Bachir Khodr, a appelé à ce que « le drame de Younine serve de leçon pour mettre un terme définitif à ce genre d’incidents ». « Les forces de l’ordre font tout leur possible afin de rétablir la sécurité pour que la région puisse jouer à nouveau son rôle touristique et culturel, a ajouté le mohafez sur son compte Twitter. Mais de tels affrontements nous ramènent des années-lumière en arrière. » « Il est temps de s’unir contre l’insécurité et la violence, a insisté M. Khodr. Personne n’en sortira gagnant, à part les ennemis du pays (...). Nous attendons des édiles de Baalbeck-Hermel qu’ils adoptent une position unifiée et ferme face à ce genre d’incidents. Revenons à la charte d’honneur qu’avait lancée l’imam disparu Moussa Sadr à Baalbeck et qu’avaient signée toutes les familles et clans de l’époque (...). » C’était dans les années soixante-dix...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
c'est ce qu'est devenu le Liban aujourdh'ui apres toutes ces annees dirigees ou pas par des incapables et une justice qui laisse en prison des individus sans les juger pendant des annees JE REVE DU JOUR OU CES PRISONNIERS SERONT LIBERES ET A LEUR PLACE ON ENFERMERA A JAMAIS TOUTE CETTE CLIQUE DE POLITICIENS QUI NOUS ONT FAIT ARRIVE A CE STADE DE CRUAUTE ET DE MALHEURS
15 h 37, le 29 juillet 2019