Le président libanais Michel Aoun (à droite) recevant le 22 juillet 2019 le haut-conseiller auprès du ministère britannique de la Défense chargé du Moyen-Orient, le général John Lorimer, au palais de Baabda. Photo Ani
Le président Michel Aoun a affirmé lundi que le Liban soutenait les initiatives "allant dans le sens de la stabilité de la région", alors que les tensions montent entre l'Iran et les pays occidentaux après l'arraisonnement par Téhéran d'un pétrolier battant pavillon britannique.
"Le Liban soutient les initiatives visant à atteindre la stabilité dans la région", a déclaré le chef de l'Etat qui a reçu au palais présidentiel de Baabda le haut-conseiller auprès du ministère britannique de la Défense chargé du Moyen-Orient, le général John Lorimer, en présence de l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Beyrouth, Chris Rampling.
Le président Aoun a également évoqué avec son hôte le dossier des réfugiés syriens installés au Liban. "Malgré le retour de 318 000 déplacés sur le territoire syrien, le Liban en accueille toujours 1,6 million", a souligné le chef de l'Etat libanais.
Selon les chiffres du Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, le Liban accueille un peu plus de 970.000 réfugiés syriens, officiellement inscrits sur les registres onusiens. Les trois quarts de ces réfugiés vivent sous le seuil de pauvreté. Régulièrement, des responsables gouvernementaux dénoncent violemment la présence de ces réfugiés, souvent jugés responsables du marasme économique du pays.
Alors que leur retour en Syrie fait désormais partie du discours de toutes les formations politiques, ces dernières s'écharpent sur la nécessité de coopérer ou pas avec le régime de Bachar el-Assad pour assurer ce retour. La communauté internationale, elle, appelle à un règlement politique du conflit avant d'assurer le retour des réfugiés. Selon la Sûreté générale, plus de 170.000 réfugiés syriens sont rentrés dans leur pays entre décembre 2017 et mars 2019 dans le cadre d'opérations de "retour volontaire", organisées par ce service de sécurité en coordination avec le régime syrien.
De son côté, le général Lorimer a déclaré que son pays, qui "continue de soutenir le Liban", était "attentif à la situation financière" du pays du Cèdre.


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