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Taïwan promet son aide à des manifestants de Hong Kong en fuite



Des manifestants hong-kongais lors d'un rassemblement dans le district de Sha Tin, à Hong Kong, le 14 juillet 2019. Photo REUTERS / Tyrone Siu

Taïwan a promis vendredi d'aider des manifestants de Hong Kong en quête d'un refuge, après des informations de presse faisant état de l'arrivée dans l'île de dizaines d'entre eux impliqués dans le saccage du Parlement du territoire semi-autonome.

Cet engagement, qui risque fort d'indisposer Pékin, intervient au moment où Taïwan se prépare à une élection présidentielle, prévue en janvier 2020 et dominée par la question délicate des relations avec la Chine.

Selon le journal Apple Daily, citant des sources non identifiées, plus d'une trentaine de Hongkongais redoutant des poursuites pour avoir participé le 1er juillet au saccage du Parlement sont arrivés à Taïwan pour s'y réfugier. Ils demeurent en divers lieux et certains reçoivent l'aide d'organisations non gouvernementales locales.

Le Conseil des affaires continentales de Taïwan, qui gère les relations avec Pékin, n'a pas confirmé d'éventuelles demandes d'asile. Mais il a publié un communiqué vendredi pour assurer que, le cas échéant, il traiterait de telles demandes "avec pour principe le respect de la protection des droits de l'homme et des inquiétudes humanitaires". "(Nous) pouvons fournir l'assistance nécessaire aux habitants de Hong Kong dont la sécurité et la liberté encourent un danger imminent pour des raisons politiques", poursuit le communiqué.

La présidente de Taïwan, Tsai Ing-wen, a apporté son soutien à une telle initiative. "Ces amis de Hong Kong seront traités d'une manière appropriée en vertu de motifs humanitaires", a-t-elle déclaré, citée par l'agence taïwanaise Central News Agency, à l'occasion d'une visite dans l'île caribéenne de Sainte-Lucie, l'un des rares alliés conservés par Taïwan.

Hong Kong est en proie depuis plus d'un mois à de gigantesques manifestations, accompagnées de confrontations violentes avec la police, contre le gouvernement local pro-Pékin.

Taïwan rechignait ces dernières décennies à accueillir ceux qui fuient l'autre rive du détroit de Formose de peur de compliquer encore les relations avec Pékin ou provoquer un afflux massif. La législation taïwanaise ne reconnaît pas le droit d'asile mais Taïwan a dans certaines occasions octroyé des visas humanitaires ou à long terme à des dissidents.

Les relations entre Taïwan et Pékin sont glaciales depuis l'arrivée à la présidence en 2016 de Mme Tsai qui se représente en janvier. Son principal rival Han Kuo-yu, du parti Kuomintang (KMT), est, lui, favorable au rapprochement avec la Chine. Mme Tsai et son Parti progressiste démocratique (PPD) refusent de reconnaître le principe selon lequel Taïwan fait partie d'une "Chine unique".

Depuis son élection, Pékin a coupé les communications officielles avec Taipei, renforcé ses exercices militaires, durci les pressions économiques sur l'île et lui a arraché plusieurs de ses rares alliés diplomatiques.

Taïwan a promis vendredi d'aider des manifestants de Hong Kong en quête d'un refuge, après des informations de presse faisant état de l'arrivée dans l'île de dizaines d'entre eux impliqués dans le saccage du Parlement du territoire semi-autonome.
Cet engagement, qui risque fort d'indisposer Pékin, intervient au moment où Taïwan se prépare à une élection présidentielle, prévue en janvier 2020 et dominée par la question délicate des relations avec la Chine.Selon le journal Apple Daily, citant des sources non identifiées, plus d'une trentaine de Hongkongais redoutant des poursuites pour avoir participé le 1er juillet au saccage du Parlement sont arrivés à Taïwan pour s'y réfugier. Ils demeurent en divers lieux et certains reçoivent l'aide d'organisations non gouvernementales locales.
Le Conseil des affaires...