Le vice-président américain, Mike Pence, prononçant un discours lors d'une réunion ministérielle à Washington consacrée à la liberté religieuse, le 18 juillet 2019. Photo REUTERS/Mary F. Calvert
Les Emirats arabes unis, où le blasphème est interdit, se sont joints jeudi à un appel lancé par les Etats-Unis à éviter d'abuser des lois anti-blasphème.
Les Emirats sont l'un des trois pays à majorité musulmane, avec l'Albanie et le Kosovo, à avoir signé un texte sur les lois sur le blasphème et l'apostasie à la fin d'une rencontre à Washington, au niveau ministériel, sur la liberté religieuse.
Ces lois "sont souvent utilisées comme un prétexte pour justifier le fait de se rendre justice à soi-même ou la violence de meute au nom de la religion, ou pour des vengeances liées à des griefs personnels", dit ce texte. "Nous voyons des gouvernements utiliser de telles lois pour emprisonner et punir de manière arbitraire des individus dont l'opinion sur les questions de religion ou de croyance peut différer du discours officiel ou des points de vue de la majorité de la population", est-il écrit dans le document. "Nous appelons les gouvernements qui utilisent ces lois à libérer tout individu emprisonné sur de telles bases, et à abroger les lois sur le blasphème, l'apostasie et autres qui entravent l'exercice des libertés d'expression, de religion ou de croyance".
Le dernier rapport du département d'Etat américain sur les libertés religieuses affirme, en citant la presse locale, qu'un homme a été condamné en juillet 2018 aux Emirats à sept ans de prison, devant être suivis par son expulsion, pour un message sur son téléphone considéré comme blasphématoire. Mais les Emirats, proches alliés des Etats-Unis, ont été salués pour de récentes mesures comme le fait d'accueillir le pape François en février.
Vingt pays ont signé le texte commun sur le blasphème, dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Italie et la Pologne.
Les Emirats sont l'un des trois pays à majorité musulmane, avec l'Albanie et le Kosovo, à avoir signé un texte sur les lois sur le blasphème et l'apostasie à la fin d'une rencontre à Washington, au niveau ministériel, sur la liberté religieuse. Ces lois "sont souvent utilisées comme un prétexte pour justifier le fait de se rendre justice à soi-même ou la violence de meute au nom de la religion, ou pour des vengeances liées à des griefs personnels", dit ce texte. "Nous voyons des gouvernements utiliser de telles lois pour emprisonner et punir de manière arbitraire des individus dont l'opinion sur les questions de religion ou de croyance peut différer du discours...


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