L’échappée-fleuve d’une quarantaine de coureurs dans le col de Peyresourde, hier, lors de la 12e étape du Tour de France cycliste. Marco Bertorello/AFP
Premier acte pyrénéen et victoire britannique : Simon Yates (équipe Mitchelton) a enlevé la 12e étape du Tour de France cycliste, courue hier entre Toulouse et Bagnères-de-Bigorre (209,5 km). Yates, vainqueur de la Vuelta l’été dernier, a devancé au sprint ses deux derniers compagnons d’échappée, l’Espagnol Pello Bilbao et l’Autrichien Gregor Mühlberger.
À la veille de l’unique contre-la-montre individuel à Pau, qui marquera aujourd’hui les 100 ans du maillot jaune, une trêve a été observée entre les favoris, qui ont laissé l’échappée aller au bout. Les premiers poursuivants sont arrivés avec un retard approchant 1 min 30 sec. Quant au peloton, il a franchi la ligne à plus de 9 min 30 sec du vainqueur. Le cycliste français Julian Alaphilippe (équipe Deceuninck) a, lui, conservé le maillot jaune de leader au classement général.
Lancée tambour battant (50,6 km dans la première heure), l’étape a donné lieu à une échappée-fleuve d’une quarantaine de coureurs qui se sont présentés au pied de Peyresourde, le premier des deux cols du jour, avec cinq minutes d’avance sur le peloton. Le groupe s’est réduit à 26 éléments au pied de la Hourquette d’Ancizan, où l’Australien Simon Clarke, parti en avant-garde, a été repris. Simon Yates, frère jumeau d’Adam qui est le leader de son équipe sur ce Tour, a attaqué en deux temps sans pouvoir distancer Mühlberger. Au sommet du col, les deux hommes ont basculé avec quelques secondes d’avance sur Bilbao, qui est rentré dans les premiers virages de la longue descente. Le trio s’est disputé la victoire 30 km plus loin. Au sprint, Yates a pris les commandes juste avant le dernier virage pour produire son effort dans la courte ligne droite finale (200 m).
Le Britannique, âgé de 26 ans, a remporté pour la première fois de sa carrière une étape du Tour de France. Mais il s’est déjà imposé sur la Vuelta et le Giro, qu’il a longtemps dominé l’an passé avant de s’effondrer dans les trois derniers jours. Quelques mois plus tard, il gagnait la Vuelta.
Source : AFP

