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Nos lecteurs ont la parole - Par Sylvain Thomas

À la recherche du bonheur !

Tout le monde possède une collection de petits bonheurs, mais bien des gens ne lui accordent pas l’importance qu’elle mérite. Nous avons tendance à penser que les petites joies les plus simples sont insignifiantes, qu’il est sot d’y attacher de l’importance, peut-être parce que nous sommes seuls à les apprécier et que les autres ne nous comprennent pas.

Un auteur dramatique, ayant eu un accident cérébral et mutilé par les rhumatismes, possédait le don très rare de partager ses heures de joie assis au balcon de sa maison ayant une vue féerique et imprenable sur la grande bleue qu’il admirait journellement, paisiblement, étendu dans un grand fauteuil, contemplant la mer et les collines voisines. Tout cela lui donnait du baume au cœur et un certain apaisement de l’esprit.

Nous aussi, nous possédons une collection de bonheurs si nous n’avons aucune distraction ou rien à organiser pour le week-end. Notre première impulsion serait de sauter du lit pour prendre notre capuccino ou notre american coffee et nous plonger dans la lecture de plusieurs magazines pour le reste de la matinée, heureux comme des rois. À dater d’aujourd’hui, apprenons à reconnaître d’innombrables trésors.

Il faut se convaincre que le bonheur, comme la beauté, trouve en soi sa justification en nous rendant utiles à nous-mêmes et aux autres. En achetant des livres accessibles à nos moyens financiers, on n’a pas toujours la chance de découvrir qu’en se faisant plaisir à soi-même, on peut faire le bonheur d’un autre, par exemple en composant un article de presse ou en écrivant une lettre en rimes à une amie et en l’expédiant par courriel sur Facebook ou sur Twitter ; pourtant, cela arrive plus souvent qu’on ne le pense. Le contentement intime est communicatif.

Parfois, il est vrai, nos vies paraissent trop remplies pour qu’on puisse y introduire de petits plaisirs personnels. Mais essayons-nous vraiment d’en trouver le temps et l’idée ?

Dans notre famille, nous aimons profondément la nature. Un automne, on a planté des fleurs, et au printemps suivant, nous eûmes le plaisir de regarder les tulipes grandir et agrémenter notre véranda sur le jardin suspendu, ce qui nous donna une satisfaction très particulière : participer à créer avec la nature.

Dans un film télévisé Notre petite province, Maxime Delahaye imagine qu’il est donné à une jeune femme décédée de revivre un jour son existence. Elle comprend mieux alors dans cette seconde vie ce que la vie avait d’unique et d’irremplaçable, et, quand vint pour elle le moment de la quitter à jamais, elle fit ses adieux à ces menus miracles quotidiens dont elle n’avait pas toujours compris tout le prix lors de sa première existence. Ce sont des scènes bouleversantes qui donnent à réfléchir et invitent à méditer cette vérité que les circonstances apparemment les plus ternes de notre vie peuvent nous donner des joies profondes pour peu que nous prenions le temps de les savourer : le tic-tac réconfortant d’un pendule, les coloris des fleurs, l’arôme du café que l’on vient de goûter, la détente d’un bain au « gel douche », la douceur de s’endormir quand on est fatigué, la joie de s’éveiller frais et dispos pour aborder une nouvelle journée que le Seigneur nous accorde à vivre avec ses surprises, ses joies et les gestes positifs et agréables qu’on aura exécutés ne peuvent qu’enjoliver cette vie. Chacun de nous peut, s’il le veut, vivre sa vie pleinement, mais pas demain, commençons tout de suite…


Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « courrier » n’engagent que leurs auteurs et ne reflètent pas nécessairement le point de vue de L’Orient-Le Jour.

Tout le monde possède une collection de petits bonheurs, mais bien des gens ne lui accordent pas l’importance qu’elle mérite. Nous avons tendance à penser que les petites joies les plus simples sont insignifiantes, qu’il est sot d’y attacher de l’importance, peut-être parce que nous sommes seuls à les apprécier et que les autres ne nous comprennent pas.Un auteur dramatique, ayant eu un accident cérébral et mutilé par les rhumatismes, possédait le don très rare de partager ses heures de joie assis au balcon de sa maison ayant une vue féerique et imprenable sur la grande bleue qu’il admirait journellement, paisiblement, étendu dans un grand fauteuil, contemplant la mer et les collines voisines. Tout cela lui donnait du baume au cœur et un certain apaisement de l’esprit.Nous aussi, nous possédons une collection...
commentaires (1)

Très beau texte, émouvant et tellement vrai... merci Monsieur Sylvain Thomas ! Irène Saïd

Irene Said

21 h 38, le 17 juillet 2019

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Commentaires (1)

  • Très beau texte, émouvant et tellement vrai... merci Monsieur Sylvain Thomas ! Irène Saïd

    Irene Said

    21 h 38, le 17 juillet 2019

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