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Missile découvert en Italie : l'enquête est partie de menaces contre Salvini

AFP
16/07/2019

Le ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini a annoncé mardi que l'enquête ayant permis la découverte lundi d'un missile au milieu d'un arsenal de guerre chez des sympathisants néonazis était partie de menaces de mort contre lui.

"Ce n'est pas mon missile et je suis content d'avoir été utile pour le trouver", a déclaré M. Salvini, chef de l'extrême droite italienne, interrogé sur cette affaire lors d'un déplacement à Gênes (nord).

"C'était l'une des nombreuses menaces de mort qui m'arrivent tous les jours et dont je ne parle pas", a-t-il assuré. "Cette fois-ci, elle était détaillée, même si on ne sait jamais si on a affaire à un fou. Les services secrets parlaient d'un groupe ukrainien qui voulait attenter à ma vie".

Le ministère a transmis le signalement à l'antiterrorisme de Turin (capitale du Piémont, nord), qui a enquêté sur des sympathisants néonazis ayant combattu au côté des forces de Kiev dans le Donbass, une région de l'est de l'Ukraine où elles affrontent depuis cinq ans des indépendantistes prorusses.

La police a mené plusieurs raids contre la mouvance néonazie ces dernières semaines dans la région de Turin. Mais en surveillant les suspects, les enquêteurs ont aussi repéré trois autres sympathisants néonazis qui semblaient chercher à leur vendre des armes.

Lundi, ces trois hommes ont été arrêtés. Des perquisitions dans un hangar géré par deux d'entre eux et au domicile du troisième ont révélé un arsenal de guerre, notamment un missile air-air en parfait état de marche, d'un modèle français Matra Super 530F, utilisé par l'armée du Qatar. Il était cependant privé de charge explosive et un expert a jugé qu'il aurait été "extrêmement complexe" de l'utiliser sans avion. Les policiers ont aussi retrouvé des fusils d'assaut de dernière génération, une mitraillette Scorpion, des fusils de chasse et des pistolets, 20 baïonnettes de tous âges et plus de 800 munitions de tous calibres.

Selon les images diffusées par la police, le hangar recelait aussi la cabine de pilotage d'un avion de combat. Le tout agrémenté de matériel de propagande néonazie, dont une plaque bleue "Place Adolf Hitler" et des croix gammées. Selon les policiers, l'un des trois hommes arrêtés avait envoyé par messagerie des photos du missile. Selon les médias italiens, il en demandait 470.000 euros.

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