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HRW critique la remise au Caire de dissidents égyptiens arrêtés au Koweït


Photo d'illustration AFP

L'Organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a critiqué mardi la remise au Caire de huit dissidents égyptiens liés aux Frères musulmans arrêtés au Koweït, soulignant qu'ils risquaient d'être mal traités dans leur pays.

Vendredi, les autorités koweïtiennes ont annoncé le démantèlement d'une cellule "terroriste". Les personnes "arrêtées sont de nationalité égyptienne et appartiennent à l'organisation des Frères musulmans", ont-elles affirmé.

Certaines ont déjà été "condamnées pour terrorisme" à des peines allant jusqu'à 15 ans de prison par la justice égyptienne, selon les autorités koweïtiennes.

Dimanche, le vice-ministre des Affaires étrangères du Koweït, Khaled al-Jarallah a déclaré à la presse que les personnes arrêtées avaient été remises à l'Egypte.

"L'expulsion de ces hommes semble violer les obligations du Koweït en vertu du droit international", a déclaré HRW dans un communiqué publié mardi.

"Les autorités koweïtiennes ont mis en danger la vie de huit hommes qui ont fui l'oppression massive en Égypte et qui pensaient avoir trouvé refuge au Koweït", a estimé, dans le communiqué, Sarah Leah Whitson, directrice Moyen-Orient et l'Afrique du Nord de l'organisation basée à New York.

Depuis la destitution en 2013 par l'armée de l'ex-président islamiste égyptien Mohamed Morsi à la faveur de manifestations populaires massives, la confrérie des Frères musulmans est interdite en Egypte. La répression contre les partisans de cette organisation a fait des centaines de morts.

La confrérie est considérée comme organisation "terroriste" par Le Caire et par ses alliés, comme l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis mais n'est pas interdite au Koweït.

L'Organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a critiqué mardi la remise au Caire de huit dissidents égyptiens liés aux Frères musulmans arrêtés au Koweït, soulignant qu'ils risquaient d'être mal traités dans leur pays.Vendredi, les autorités koweïtiennes ont annoncé le démantèlement d'une cellule "terroriste". Les personnes "arrêtées sont de nationalité égyptienne et appartiennent à l'organisation des Frères musulmans", ont-elles affirmé.Certaines ont déjà été "condamnées pour terrorisme" à des peines allant jusqu'à 15 ans de prison par la justice égyptienne, selon les autorités koweïtiennes.Dimanche, le vice-ministre des Affaires étrangères du Koweït, Khaled al-Jarallah a déclaré à la presse que les personnes arrêtées avaient été remises à l'Egypte."L'expulsion de ces...