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Dernières Infos - Liban

Incidents de Qabr Chmoun : Aoun reçoit à nouveau Arslane et Gharib

Le président Michel Aoun (g) recevant le 11 juillet 2019 au palais présidentiel de Baabda le chef du Parti démocratique libanais, Talal Arslane (c), et le ministre d'Etat pour les Affaires des réfugiés, Saleh Gharib. Photo Dalati et Nohra

Le président Michel Aoun s'est à nouveau entretenu jeudi au palais présidentiel de Baabda avec le chef du Parti démocratique libanais, Talal Arslane, et le ministre d'Etat pour les Affaires des réfugiés, Saleh Gharib, membre du PDL, dans le cadre des efforts pour apaiser les tensions sécuritaires et politiques nées des incidents armés de Qabr Chamoun, dans la Montagne, le 30 juin dernier, qui paralysent l'action du gouvernement.
Le chef de l'Etat avait reçu les deux hommes une première fois lundi dernier.

Plus tôt dans la journée, Saleh Gharib, à la tête d'une délégation, s'était entretenu avec le mufti de la République, Abdel Latif Deriane, à Dar el-Fatwa, dans le cadre de sa tournée des responsables politiques et religieux. "Ce qui s'est passé est douloureux mais ce qui l'est encore plus, c'est la poursuite des provocations et les tentatives d'assassinat politique et psychologique nous visant après que la tentative d'assassinat physique ait échoué", a-t-il déclaré M. Gharib à l'issue de cet entretien. Le ministre d'Etat a indiqué que le mufti Deriane a insisté sur l'importance des efforts du directeur général de la Sûreté générale, le général Abbas Ibrahim, qui effectue une médiation sécuritaire auprès de l'ensemble des acteurs. Ce dernier "n'a que pour seul rôle de faire éclater la vérité".

Par ailleurs, une délégation du PSP, présidée par l'ancien ministre Ghazi Aridi s'est rendue à Bnechii pour un entretien avec le chef des Marada, Sleimane Frangié. "Nous respectons la loi. L'important est de sortir des petits calculs et de revenir à un discours rationnel", a déclaré M. Aridi à l'issue de cet entretien.

En soirée, le général Abbas Ibrahim s'est rendu au Grand Sérail afin de s'entretenir avec le Premier ministre, Saad Hariri. "Les choses sont positives. Il n'y a pas d'obstacles, et tant qu'il y a des tractations, cela est bon signe", s'est contenté de dire le directeur de la Sûreté générale à l'issue de l'entretien. Il s'est également entretenu aujourd'hui, loin des feux de la rampe, avec le président de la République, Michel Aoun, le chef de la Diplomatie, Gebran Bassil, Talal Arslane, ainsi que par téléphone avec Walid Joumblatt.

Le 30 juin, alors que des partisans du Parti socialiste progressiste du leader druze Walid Joumblatt s'opposaient à la venue dans certains villages du caza de Aley du chef du Courant patriotique libre Gebran Bassil, des échanges de tirs ont eu lieu à Qabr Chmoun entre le convoi de M. Gharib, allié de M. Bassil et membre de la formation de M. Arslane, rival traditionnel de M. Joumblatt sur la scène druze, et des partisans joumblattistes. Deux personnes se trouvant dans le convoi de M. Gharib sont décédées des suites de leurs blessures. Le PDL affirme que les partisans du PSP ont "tendu une embuscade" au ministre Gharib et dénonce une tentative d'assassinat, tandis que le parti joumblattiste affirme que ses partisans n'ont fait que répondre à des tirs provenant du convoi de M. Gharib. Depuis ce grave incident, l'action du gouvernement est paralysée.


Le président Michel Aoun s'est à nouveau entretenu jeudi au palais présidentiel de Baabda avec le chef du Parti démocratique libanais, Talal Arslane, et le ministre d'Etat pour les Affaires des réfugiés, Saleh Gharib, membre du PDL, dans le cadre des efforts pour apaiser les tensions sécuritaires et politiques nées des incidents armés de Qabr Chamoun, dans la Montagne, le 30 juin dernier, qui paralysent l'action du gouvernement.Le chef de l'Etat avait reçu les deux hommes une première fois lundi dernier. Plus tôt dans la journée, Saleh Gharib, à la tête d'une délégation, s'était entretenu avec le mufti de la République, Abdel Latif Deriane, à Dar el-Fatwa, dans le cadre de sa tournée des responsables politiques et religieux. "Ce qui s'est passé est douloureux mais ce qui l'est encore plus, c'est la...