Des combattants rebelles passant devant un site visé par des bombardements aériens de l'armée syrienne, dans la localité de Jisr al-Choughour, dans la province d'Idleb, en 2015. Photo d'archives REUTERS / Khalil Ashawi
Au moins sept civils, dont trois enfants, ont été tués mercredi dans des raids aériens du régime syrien contre la région d'Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie, ayant également mis hors-service un hôpital, a indiqué une ONG et un médecin de la région.
Depuis fin avril, le régime syrien et son allié russe ont intensifié leurs frappes sur la province d'Idleb et ses environs. Les bombardements ont tué plus de 550 civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), et poussé à la fuite quelque 330.000 personnes, d'après l'ONU. Les raids aériens du régime ont tué sept civils dans la ville de Jisr al-Choughour, selon l'OSDH. Trois personnes sont décédées à l'hôpital après qu'il a été visé tandis que quatre autres civils sont morts ailleurs dans la ville, selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.
Selon les secouristes connus sous le nom de Casques blancs, les frappes aériennes ont visé l'hôpital et les quartiers résidentiels de la ville.
Un médecin sur place a indiqué à l'AFP que l'hôpital était désormais hors-service, et que les blessés ont été transférés vers un autre établissement pour y être soignés. "Nous n'avons plus de générateurs pour faire fonctionner l'hôpital. C'est le seul hôpital de la région de Jisr al-Choughour et des villages voisins", a affirmé Bassam al-Khattab.
La région d'Idleb, qui abrite trois millions de civils, est dominée depuis janvier par le groupe jihadiste Hayat Tahrir al-Cham (HTS), dominé par l'ex-branche syrienne d'el-Qaëda. D'autres factions jihadistes et rebelles sont également présentes sur le terrain. Cette région, qui échappe toujours au contrôle de Damas, fait l'objet de l'escalade la plus violente depuis un accord conclu en septembre 2018 entre la Russie et la Turquie, parrain des rebelles, visant à éviter une offensive d'envergure.
Les frappes ont endommagé 25 hôpitaux depuis fin avril, selon l'ONU.
La Syrie est déchirée depuis 2011 par une guerre qui a fait plus de 370.000 morts.


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