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Turquie : un ancien allié d'Erdogan quitte l'AKP, songe à créer son parti



L'ancien vice-Premier ministre turc, Ali Babacan, lors de l'édition 2015 du Forum de Davos, en Suisse, le 23 janvier 2015. Photo d'archives REUTERS/Ruben Sprich

L'ancien vice-Premier ministre turc Ali Babacan a claqué lundi la porte de l'AKP (Parti de la justice et du développement) en constatant de "profondes divergences" avec la direction du parti du président Recep Tayyip Erdogan.

Ali Babacan envisage de créer cette année un nouveau parti politique avec l'ancien président Abdullah Gül, selon des sources informées du projet, alors que l'AKP, le parti islamo-conservateur au pouvoir, est fragilisé par les difficultés économiques et, sur le plan politique, par la perte de la mairie d'Istanbul le mois dernier au profit du Parti républicain du peuple (CHP, opposition laïque).

"Dans les circonstances actuelles, la Turquie a besoin d'une vision totalement nouvelle pour son avenir. Il faut corriger les analyses dans tous les domaines, développer de nouvelles stratégies, de nouveaux plans et de nouveaux programmes pour notre pays", a souligné Ali Babacan dans le communiqué annonçant sa démission de l'AKP."Il est devenu inévitable d'amorcer un nouvel élan pour le présent et l'avenir de la Turquie. Beaucoup de mes collègues et moi ressentons une grande responsabilité historique", a ajouté celui qui fut ministre de l'Economie et des Affaires étrangères avant de devenir vice-Premier ministre d'Erdogan entre 2009 et 2015.

La naissance d'un parti rival pourrait faire perdre quelques points précieux à l'AKP, qui a déjà perdu sa majorité absolue aux élections législatives organisées il y a un peu plus d'un an, obligeant Erdogan à s'allier à l'extrême droite nationaliste. 

L'ancien vice-Premier ministre turc Ali Babacan a claqué lundi la porte de l'AKP (Parti de la justice et du développement) en constatant de "profondes divergences" avec la direction du parti du président Recep Tayyip Erdogan.
Ali Babacan envisage de créer cette année un nouveau parti politique avec l'ancien président Abdullah Gül, selon des sources informées du projet, alors que l'AKP, le parti islamo-conservateur au pouvoir, est fragilisé par les difficultés économiques et, sur le plan politique, par la perte de la mairie d'Istanbul le mois dernier au profit du Parti républicain du peuple (CHP, opposition laïque)."Dans les circonstances actuelles, la Turquie a besoin d'une vision totalement nouvelle pour son avenir. Il faut corriger les analyses dans tous les domaines, développer de nouvelles stratégies, de nouveaux...