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La femme de l'ex-président d'Interpol arrêté en Chine poursuit l'organisation



L'ex-président d'Interpol Meng Hongwei, actuellement détenu en Chine. AFP/ROSLAN RAHMAN

L'épouse de l'ex-président d'Interpol Meng Hongwei, actuellement détenu en Chine, a déposé un recours devant la Cour permanente d'arbitrage (CPA) de La Haye, pour tenter de faire reconnaître une "complicité" de l'organisation policière dans l'arrestation de son mari.

Interpol "a échoué à protéger et à venir en aide à ma famille, et a été complice des actions injustifiées de son pays membre, la Chine", accuse Grace Meng dans un communiqué transmis lundi à l'AFP. Mme Meng indique avoir ainsi décidé de "lancer des poursuites légales" devant la CPA qui, selon elle, devra établir "si Interpol a manqué à ses obligations dues à (sa) famille".

Dans une réaction transmise à l'AFP, l'organisation de coopération policière internationale, basée à Lyon, a jugé "infondées" ces poursuites lancées le 26 avril, en regrettant qu'elles aient été rendues publiques. "Interpol réfute fermement toute allégation (....) de complicité ou implication dans les actions de la Chine visant" M. Meng, a insisté l'organisation.

L'ex-président d'Interpol Meng Hongwei, 65 ans, qui était aussi vice-ministre de la Sécurité publique dans son pays, s'était subitement volatilisé en septembre 2018, ne donnant pas de nouvelles après avoir quitté Lyon. Au bout d'une dizaine de jours, Pékin avait annoncé qu'il avait été arrêté en Chine, soupçonné d'avoir reçu des pots-de-vin. Interpol avait alors pris acte de sa démission reçue par courrier, sans émettre de protestation, affirmant ne pouvoir s'opposer à cette décision "souveraine". M. Meng est en détention depuis lors et a plaidé coupable pour corruption le mois dernier, lors d'un procès à Pékin. Restée en France, où elle a obtenu l'asile début mai, Mme Meng estime que les autorités chinoises n'ont pas présenté "quelque preuve que ce soit à l'appui de leurs allégations".

Mme Meng a fait l'objet d'une protection policière depuis une tentative d'enlèvement pour laquelle elle avait déposé plainte au début de l'année.

Son mari est le énième haut dirigeant communiste poursuivi dans le cadre de la campagne anti-corruption lancée en Chine en 2013 par le président Xi Jinping peu après son arrivée au pouvoir. Elle a déjà sanctionné plus de 1,5 million de cadres du PCC, selon des chiffres officiels. 

L'épouse de l'ex-président d'Interpol Meng Hongwei, actuellement détenu en Chine, a déposé un recours devant la Cour permanente d'arbitrage (CPA) de La Haye, pour tenter de faire reconnaître une "complicité" de l'organisation policière dans l'arrestation de son mari.
Interpol "a échoué à protéger et à venir en aide à ma famille, et a été complice des actions injustifiées de son pays membre, la Chine", accuse Grace Meng dans un communiqué transmis lundi à l'AFP. Mme Meng indique avoir ainsi décidé de "lancer des poursuites légales" devant la CPA qui, selon elle, devra établir "si Interpol a manqué à ses obligations dues à (sa) famille".Dans une réaction transmise à l'AFP, l'organisation de coopération policière internationale, basée à Lyon, a jugé "infondées" ces poursuites lancées le 26 avril, en...