Le gouvernement de Malte a annoncé hier que ses forces armées allaient acheminer dans un port maltais les 65 migrants se trouvant à bord d’un navire d’une ONG allemande, l’Alan Kurdi, qui seront toutefois immédiatement acheminés vers différents pays européens. Malte, qui a tenu des discussions hier avec l’Union européenne et l’Allemagne, précise qu’aucun de ces migrants ne restera sur son territoire « étant donné que ce cas n’était pas de la responsabilité des autorités maltaises ». Les autorités de La Valette avaient dans un premier temps interdit dimanche matin l’entrée du navire dans les eaux territoriales maltaises. Les forces armées maltaises ont par ailleurs porté secours hier à un autre groupe de 58 migrants qui se trouvaient sur une embarcation en train de couler dans leur zone de secours en mer.
À Lampedusa, petite île au sud de la Sicile, proche de la Libye, d’importantes forces de police avaient attendu samedi soir sur le quai l’Alex, un voilier affrété par le collectif italien de gauche et d’extrême gauche Mediterranea, qui a défié l’interdiction d’accoster du ministre italien de l’Intérieur Matteo Salvini. L’Alex, qui a accosté de force, a finalement pu débarquer une quarantaine de migrants hier au petit matin. Le voilier a été provisoirement saisi et son capitaine, Tommaso Stella, fait l’objet d’une enquête pour soupçon d’aide à l’immigration clandestine, ainsi que pour désobéissance, résistance ou violence à l’encontre de navires militaires, selon la porte-parole de Mediterranea, Alessandra Sciurba.

