Le chef de la diplomatie libanaise, Gebran Bassil.
Le chef du Courant patriotique libre et ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, est arrivé samedi matin sous haute escorte à la Foire Rachid Karamé de Tripoli, dans le cadre d'une tournée partisane tendue, près d'une semaine après les affrontements armés entre partis druzes rivaux qui ont émaillé sa visite dans le caza de Aley.
Gardes du corps, militaires armés jusqu'aux dents, dont certains cagoulés. Les mesures de sécurité étaient renforcées aujourd'hui pour accompagner la visite de M. Bassil, qui initialement était prévue pour demain et qui risquait d'être annulée en raison des risques sécuritaires, après la mort de deux gardes du corps du ministre d'Etat pour les affaires des Réfugiés, Saleh Gharib, qui accompagnait dimanche dernier le chef du CPL dans sa tournée dans la Montagne druze.
La visite de Gebran Bassil aujourd'hui devrait être brève et ne comportera que des rencontres avec des partisans du CPL dans la région. Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), le ministre de la Défense, Elias Bou Saab, et l'ancien ministre qui occupait le même poste Yaacoub Sarraf, tous deux alliés de M. Bassil, l'ont rejoint dans sa tournée pour une réunion.
Des responsables et notables de Tripoli ont exprimé leur opposition à la visite du chef de la diplomatie. Plusieurs personnes se sont également rassemblées aujourd'hui au niveau du rond-point Nini, à proximité de la Foire Rachid Karamé, pour protester contre la présence du chef du CPL.
Sur Twitter, le leader druze Walid Joumblatt, qui entretient des relations extrêmement tendues avec le CPL de M. Bassil, surtout après les affrontements de dimanche dernier, a critiqué la visite du chef de la diplomatie à Tripoli.
"S'il y a une région délaissée au Liban, c'est bien Tripoli. Elle a besoin de beaucoup plus qu'une route des Saints (en allusion au projet prôné par M. Bassil, ndlr). (...) Tripoli n'a pas besoin de partis politiques démagogiques", a affirmé M. Joumblatt.


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