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Liban

Réfugiés syriens : HRW dénonce une « pression illégitime » du Liban

Réfugiés syriens

Des déplacés sont sommés de détruire leurs modestes logis.

OLJ
06/07/2019

L’ONG Human Rights Watch (HRW) a dénoncé hier l’ordre donné par les autorités libanaises aux réfugiés syriens de détruire leurs abris en dur, le qualifiant « de pression illégitime » pour qu’ils retournent dans leur pays, rapporte l’AFP.

Les autorités, qui craignent une installation permanente des réfugiés, leur ont ordonné de démolir avant le 1er juillet ces constructions considérées comme illégales dans la région de Ersal, dans le nord de la Békaa, autorisant uniquement l’utilisation de bois et de bâches en plastique.

Des familles ont dû détruire leurs abris en parpaings. L’armée est intervenue pour détruire une

vingtaine de constructions encore debout à l’expiration du délai lundi.

Bill Frelick, directeur de la division droits des réfugiés chez HRW, a appelé à ce que ces « mesures répressives » soient « vues pour ce qu’elles sont : une pression illégitime sur les réfugiés syriens pour qu’ils quittent le Liban ».

« Beaucoup de ceux concernés par ces mesures ont des raisons de craindre de retourner en Syrie : (ils risquent) d’être arrêtés, torturés ou maltraités par des branches des services de renseignements », a-t-il ajouté, cité dans un communiqué.

De jeunes hommes ont également fait part de leur crainte d’être enrôlés dans l’armée à leur retour. Une famille qui a dû détruire son abri a confié qu’elle ne retournerait pas en Syrie, la maison familiale ayant été détruite par la guerre.

Au total, quelque 35 000 réfugiés syriens au Liban sont potentiellement concernés par ces démolitions, dont 15 000 à Ersal, selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). Parmi ces 15 000, au moins 7 500 enfants sont concernés. Ces démolitions touchent 3 000 unités, selon des ONG.

Le Liban affirme accueillir sur son sol au moins 1,5 million de Syriens. Environ un million d’entre eux sont enregistrés auprès du HCR.

« Le Liban ne devrait pas créer des pressions qui, cumulées, contraignent les réfugiés à retourner dans leur pays de manière non volontaire », a déclaré M. Frelick. Ces pressions incluent selon lui « des arrestations et expulsions, la fermeture de magasins, la confiscation ou la destruction de véhicules non enregistrés, en plus des restrictions de longue date comme les couvre-feu, les expulsions, les barrières à l’éducation, au logement et au travail ».

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