C’est avec Marcel Khalifé qu’a été inaugurée en grande pompe hier soir la 41e édition du Festival international de Baalbeck. Avec le temple de Bacchus, la musique de Marcel Khalifé a trouvé un cadre à la hauteur de son génie. À peine le célèbre oudiste est-il monté sur scène que la foule s’est levée à l’unisson dans les gradins. « Le public est toujours là, quarante ans après », disait-il encore cette semaine dans la presse. Puis, sans bavardage, sans mot, les tambours et les instruments s’emballent. Marcel Khalifé les regarde : c’est une introduction, une salutation musicale. La musique avant les mots. Il dira simplement, avec empathie, avant d’entamer son premier morceau : « Regardez les gens qui vivent dans les tentes qui bordent les routes. » Puis le concert ne devient plus qu’une longue succession de voyages entrecoupés de confidences personnelles, de souvenirs et d’hommages aux grands qui croisèrent sa route – au chorégraphe Caracalla ou aux poètes Mahmoud Darwish et Talal Haïdar, pour ne citer qu’eux. De Inhad Ya Thaer à Dance of the bride, en passant par 3asfoura, Raja3 ou encore bien sûr Rita, le public a été transporté aux confins de ce monde si unique qu’est la musique de Marcel Khalifé, parfois même avec des compositions inédites. Accompagné de son fils Rami au piano, du chef d’orchestre Lebnene Baalbaki et de l’Orchestre philharmonique national, le compositeur a justifié une fois de plus qu’il appartenait au rang des plus illustres musiciens orientaux du monde contemporain.


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