Lee Iacocca, figure de l'automobile contemporaine, lors d'une interview à Golden, dans le Colorado, le 24 juillet 1997. Photo d'archives REUTERS / Gary Caskey
Lee Iacocca, figure de l'automobile contemporaine connu pour avoir commercialisé la Ford Mustang et sauvé Chrysler de la banqueroute, est décédé mardi à l'âge de 94 ans, a annoncé Fiat Chrysler Automobiles (FCA). Il est mort à son domicile à Bel-Air, en Californie, des suites de complications liées à la maladie de Parkinson, a dit sa fille au Washington Post.
"L'entreprise est triste d'apprendre le décès de Lee Iacocca. Il a joué un rôle historique à la direction de Chrysler à travers les crises, faisant d'elle une véritable puissance concurrentielle", dit un communiqué de Fiat Chrysler Automobiles. "Il fut l'un des grands dirigeants de notre entreprise et de l'industrie automobile en général. Il a également joué un rôle important et soutenu sur la scène nationale comme homme d'Etat et philanthrope".
Au cours d'un demi-siècle de carrière, qui a débuté à Détroit chez Ford en 1946, ce fils d'immigrants italiens, né en 1924, a fait la Une du Time, de Newsweek et du New York Times Magazine, qui le décrivent souvent comme l'incarnation de l'ère automobile aux Etats-Unis. En 1978, la carrière de Iacocca est au plus bas après avoir été limogé par Henry Ford II. Lorsqu'il lui a demandé pourquoi il avait été renvoyé, lui rappelant que la société avait réalisé des bénéfices records deux années de suite, Ford a répondu :" Eh bien parfois, vous n'aimez tout simplement pas quelqu'un".
Son limogeage a fait les gros titres de l'actualité. Iacocca n'a jamais pardonné à Ford, qu'il décrivait comme un dictateur et un panier percé.
Il obtient sa place dans le panthéon des affaires lorsqu'il a sauvé Chrysler, aujourd'hui Fiat Chrysler Automobiles, qui était sur le point de s'effondrer en 1980. Il a obtenu du Congrès un plan de sauvetage de 1,2 milliard de dollars (1,06 milliard d'euros) et a convaincu les fournisseurs, les vendeurs et les syndicats de travailleurs de faire des sacrifices. Il a même réduit son salaire à un dollar par an.


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