Le président du Parlement, Nabih Berry, hier lors de la session plénière. Photo fournie par le Parlement
Les députés réunis en séance plénière dans la matinée d’hier ont voté une extension du 31 mai au 31 juillet de l’autorisation accordée début mars par le Parlement à l’État de collecter les impôts et décaisser des dépenses selon la règle du douzième provisoire, en l’absence d’une loi de finances pour l’année en cours. Ce texte a été proposé par le président de la Chambre Nabih Berry, qui a toutefois reconnu que la prolongation de l’adoption du douzième provisoire est une entorse à la Constitution.
La commission parlementaire des Finances et du Budget avait voté en début du mois en faveur d’une extension jusqu’au 15 juillet, mais son examen du projet de budget, entamé le 10 juin, a pris plus de temps que prévu. Le budget aurait dû en principe être voté avant son année d’exécution, ou au maximum à la fin du mois de janvier 2019.
Plus tard dans la journée, la commission parlementaire des Finances et du Budget s’est réunie de nouveau pour poursuivre l’examen du projet de budget. Elle a approuvé les budgets des ministères des Affaires sociales et de l’Industrie. Le président de la commission des Finances, Ibrahim Kanaan, a une nouvelle fois indiqué que les lignes de crédit concernant les indemnités et les aides aux associations, et censées être attribuées par plusieurs ministères, ont été suspendues dans l’attente de clarifications.
La commission a également approuvé le déblocage de 100 milliards de livres libanaises destinés à financer la subvention des intérêts des prêts aux logements. « Cette enveloppe est indépendante de celle mise à disposition par la Banque du Liban » dans le même but, a précisé le ministre des Finances Ali Hassan Khalil, à l’issue de la réunion.


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