Le tableau affichant les noms des meilleurs jeunes joueurs, américains et étrangers, draftés par la NBA jeudi soir. Sarah Stier/Getty Images/AFP
L’ailier phénomène de 18 ans Zion Williamson a été choisi, jeudi soir à New York (hier à l’aube à Beyrouth), par les New Orleans Pelicans en 1re position de la Draft, la bourse annuelle qui permet aux franchises NBA de recruter les meilleurs jeunes joueurs, américains et étrangers.
Tout indiquait que Williamson, qui vient de passer une saison à Duke dans le championnat universitaire (NCAA), allait être choisi le premier, tant ses mensurations (129 kg pour 2 m), ses qualités athlétiques et ses statistiques (22,6 points et 8,9 rebonds par match) font rêver la NBA depuis des mois, certains le comparant même à LeBron James. Paré d’un costume entièrement blanc, Williamson a revêtu une casquette de son nouveau club, avant d’aller serrer la main du patron de la NBA, Adam Silver, sur le podium du Barclays Center, à Brooklyn, conformément au protocole de la Draft. Lui qui affiche toujours une décontraction saisissante – sachant l’attention dont il est l’objet – a fini par craquer à sa descente du podium, laissant échapper des larmes sous le coup de l’émotion.
Les Pelicans, qui viennent d’accepter le transfert de leur star Anthony Davis aux Los Angeles Lakers, vont rebâtir leur équipe autour de celui qu’il faudra apprendre à utiliser car son registre est hors norme. « Oui, je me vois essayer de prendre le rôle de leader » des Pelicans, a déclaré Williamson quelques minutes après son entrée dans le monde des professionnels. Il s’est dit enthousiaste à l’idée de jouer avec une brochette de jeunes joueurs, notamment Lonzo Ball et Brandon Ingram, qui arrivent des Lakers dans le cadre du transfert d’Anthony Davis. « Ils ont un âge proche du mien, donc ils peuvent bien mieux m’aider à négocier la transition du basket universitaire à la NBA, a expliqué Williamson. Je pense que nous pouvons bâtir quelque chose là-bas. » Après avoir perdu ses deux superstars, Chris Paul en 2011 puis Anthony Davis cette année, New Orleans va devoir faire la preuve qu’elle peut construire une équipe compétitive à même de durer.
Si Williamson a été acclamé, l’ovation de la soirée est venue quelques minutes plus tard, lorsque les New York Knicks ont choisi l’ailier R.J. Barrett en 3e position. Ancien équipier de Williamson à Duke, ce joueur canadien fin et élégant (2 m) est très attendu dans la plus grande métropole des États-Unis, qui sort d’une série de saisons catastrophiques. « Je suis tellement heureux d’être un Knick et j’ai vraiment hâte de jouer au Madison Square Garden », a expliqué le fils de l’ancien pro Rowan Barrett, qui a évolué plusieurs saisons en France. Avant même l’annonce du choix de New York, le réalisateur américain Spike Lee, fan acharné des Knicks, était venu s’entretenir avec lui dans l’enceinte des Brooklyn Nets, le club rival, qui accueillait la Draft.
Outre un Canadien, un Français, un Croate ou un Géorgien, un joueur né au Japon a été drafté pour la première fois, signe supplémentaire de l’internationalisation de la NBA. Rui Hachimura a fait ses gammes à l’Université de Gonzaga, avant d’être choisi en 9e position par les Washington Wizards. Presque 5h après le début de la Draft, c’est le Miami Heat qui a mis fin au calvaire de l’Américano-Soudanais Bol Bol, invité par la NBA et qui patientait encore dans le box destiné aux jeunes les plus prometteurs. Sélectionné en 44e position, alors qu’il était annoncé dans le top 10, le fils de l’ancien joueur NBA Manute Bol n’offrait pas suffisamment de garanties sur la fiabilité de son physique. Et avant même la fin de la soirée, Bol Bol apprenait que Miami l’avait transféré aux Denver Nuggets.
Annoncée comme potentiellement riche en échanges et transferts, la Draft 2019 a finalement été assez calme. Plusieurs clubs ont cédé ou acquis des choix, mais aucun joueur majeur de NBA n’a changé d’équipe.
Source : AFP

