Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Missiles russes: Erdogan veut faire jouer sa relation personnelle avec Trump


Le président turc Recep Tayyip Erdogan. Photo d'archives AFP

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a fait savoir jeudi qu'il entendait faire jouer ses "bonnes" relations avec son homologue américain Donald Trump pour désamorcer la crise entre les deux pays au sujet de l'achat de missiles russes par Ankara.

MM. Erdogan et Trump doivent se rencontrer fin juin au Japon en marge du sommet du G20, à un mois de l'expiration d'un ultimatum que Washington a adressé à Ankara pour renoncer au système russe de défense antiaérienne S-400, faute de quoi des sanctions pourraient être imposées.

Lors d'une rare rencontre avec la presse étrangères à Istanbul, M. Erdogan a longuement insisté sur ses bons rapports avec M. Trump, en faisant la distinction entre lui et le reste de son administration, et estimé que cette proximité pourrait permettre un dénouement favorable de ce dossier qui empoisonne les relations entre les deux membres de l'Otan.

"Nos relations avec Trump sont à un niveau que je qualifierais de bon. Quand il y a un problème, on en discute, on fait de la diplomatie téléphonique", a-t-il dit.

Lors de la rencontre au Japon, "je lui dirai : trouvez-vous qu'imposer des sanctions à la Turquie soit convenable ? Je suis sûr qu'il ne le pense pas", a ajouté M. Erdogan.

"Nos relations avec Trump sont différentes de celles que nous entretenons avec ses subordonnés. Chaque dirigeant a ses opinions, mais, parfois, ceux qui travaillent pour lui ne partagent pas ses opinions, c'est l'oligarchie administrative", a-t-il encore dit.

Patrick Shanahan, alors chef du Pentagone, avait adressé il y a deux semaines à Ankara une lettre lui donnant jusqu'au 31 juillet pour renoncer à l'achat des S-400, Washington considérant ce système comme capable de percer les secrets du nouvel avion furtif américain F-35 dont la Turquie veut aussi se doter.

Si, d'ici le 31 juillet, la Turquie n'avait pas renoncé à ces missiles, les pilotes turcs s'entraînant actuellement aux Etats-Unis surle F-35 seraient expulsés, avertissait Washington.

Le personnel turc du consortium international qui fabrique le F-35 sera alors remplacé et les contrats de sous-traitance attribués à des entreprises turques pour la fabrication de l'appareil seront annulés.


Livraison début juillet

Malgré ces mises en garde, M. Erdogan a répété jeudi que les missiles russes seraient livrés à son pays "dans la première moitié du mois de juillet". "Les sites où ils seront déployés ont déjà été choisis", a-t-il ajouté.

Il a rappelé que la Turquie avait payé 1,25 milliard de dollars pour une commande de 100 appareils F-35 et qu'elle réclamerait une compensation "devant une cour d'arbitrage" si ces avions ne lui étaient pas livrés.

"Nous chercherons aussi à acheter des avions auprès d'autres pays et développerons notre propre production", a-t-il affirmé.

"Je ne crois pas que des sanctions seront imposées", a-t-il ajouté, avertissant toutefois que son pays y riposterait le cas échéant.

"La Turquie n'est pas n'importe quel pays pour les Etats-Unis, nous avons un partenariat stratégique qui remonte à de nombreuses années. Ils doivent bien réfléchir car perdre la Turquie ne sera pas facile pour eux", a-t-il souligné.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a fait savoir jeudi qu'il entendait faire jouer ses "bonnes" relations avec son homologue américain Donald Trump pour désamorcer la crise entre les deux pays au sujet de l'achat de missiles russes par Ankara.MM. Erdogan et Trump doivent se rencontrer fin juin au Japon en marge du sommet du G20, à un mois de l'expiration d'un ultimatum que Washington a adressé à Ankara pour renoncer au système russe de défense antiaérienne S-400, faute de quoi des sanctions pourraient être imposées.Lors d'une rare rencontre avec la presse étrangères à Istanbul, M. Erdogan a longuement insisté sur ses bons rapports avec M. Trump, en faisant la distinction entre lui et le reste de son administration, et estimé que cette proximité pourrait permettre un dénouement favorable de ce dossier qui empoisonne...