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Le régime nord-coréen de Kim Jong Un pourrait s'effondrer d'ici 20 ans, selon un dissident

AFP
20/06/2019

Le régime du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un pourrait ne pas survivre au-delà de deux décennies, en raison non pas de coups de boutoir étrangers ou soulèvement brutal mais de changements intérieurs liés aux nouvelles générations, estime un ex-haut diplomate nord-coréen qui a fait défection.

"Je pense que dix ans c'est trop court, que le régime ne tombera pas dans ce laps de temps, mais je ne crois pas que Kim Jong Un puisse se maintenir 20 années de plus", a déclaré jeudi à Tokyo devant les médias Thae Yong Ho, ex-ambassadeur adjoint de Corée du Nord en Grande-Bretagne.

"Si je vis encore 20 ou 30 ans, je pense que je serai alors en mesure de rentrer dans mon pays", a ajouté celui qui a abandonné son poste à ses risques et périls en août 2016. Il avait alors fui en Corée du Sud avec sa famille, au grand dam de Pyongyang qui l'a qualifié de "criminel" en l'accusant de divers délits. Les défections de diplomates du niveau de Thae Yong Ho sont extrêmement rares.

M. Thae imagine mal une issue violente au régime qu'il a quitté, mais il parie sur un état d'esprit générationnel différent qui modifierait la donne. "Dans l'immédiat, je ne pense pas qu'il puisse y avoir un soulèvement populaire ou une quelconque initiative militaire pour chasser Kim Jong Un, mais je m'attends davantage à un renouvellement de génération", a-t-il précisé.

La garde rapprochée du dirigeant Kim a entre 60 et 80 ans, et le changement pourrait intervenir quand ces vétérans partiront, estime-t-il.

"Quand ces généraux seront tous retraités et que ceux qui ont actuellement 30, 40 ou 50 ans seront au pouvoir, je ne suis pas sûr qu'ils continueront à partager la même idéologie de Kim Jong Un. Je suis même certain qu'il lui diront au-revoir", a-t-il ajouté. Et de conclure que "seul le temps résoudra le problème".

M. Thae a par ailleurs dit ne pas croire les informations de presse affirmant que des officiels nord-coréens ont été exécutés après l'échec du deuxième sommet entre Kim Jong Un et le président américain Donald Trump en février dernier au Vietnam. Selon lui, il est plus probable qu'ils aient été condamnés à des mois de labeur à l'écart de la capitale. "Si Kim Jong Un rejetait totalement la responsabilité de l'échec sur d'autres, il ruinerait sa crédibilité de dirigeant, il le sait très bien", prévient M. Thae.

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