Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev. Sputnik/Dmitry Astakhov/Pool via REUTERS
Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev se rend lundi en France auprès de son homologue français Edouard Philippe, pour la première visite de haut niveau russe sur le sol français depuis celle du président Vladimir Poutine en 2017, ont annoncé Paris et Moscou.
La rencontre aura lieu au Havre (nord-ouest de la France), dont le Premier ministre français est l'ancien maire, "pour un entretien suivi d'une conférence de presse et d'un dîner de travail", a annoncé le gouvernement français.
Selon Paris, "cette rencontre sera l'occasion de poursuivre le dialogue au niveau des chefs de gouvernement", deux ans après le sommet Poutine-Macron à Versailles, près de Paris, fin mai 2017. Les deux hommes "évoqueront les crises régionales, notamment la Syrie et l'Ukraine, et les questions économiques, les entreprises françaises étant très présentes en Russie", selon le cabinet d'Edouard Philippe.
Les discussions porteront sur "les sujets pertinents de coopération franco-russe en matière de commerce, d'économie, d'investissements, d'énergie, d'industrie et de culture, de questions humanitaires et d'autres domaines", a pour sa part écrit M. Medvedev sur son compte Twitter.
L'annonce de ce déplacement survient au lendemain de la visite au président français Emmanuel Macron du nouveau chef de l'Etat ukrainien Volodymyr Zelensky. Lundi, M. Macron a esquissé la perspective d'un sommet avec Vladimir Poutine, la chancelière allemande Angela Merkel et M. Zelensky pour avancer dans la mise en œuvre des accords de paix de Minsk conclus en 2015, à condition toutefois que les deux parties (Russie et Ukraine) envoient des "gestes" de bonne volonté.
Emmanuel Macron s'était rendu en Russie fin mai 2018, puis à l'occasion de la Coupe du monde de football quelques semaines plus tard.
MM. Philippe et Medvedev s'étaient entretenus par téléphone en mai, pour le premier contact diplomatique entre Premiers ministres français et russe depuis février 2016, selon le cabinet du Premier ministre français. Edouard Philippe avait notamment à l'époque marqué la "préoccupation" française s'agissant de la situation à Idleb en Syrie.


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