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Autriche: le vice-chancelier FPÖ déchu renonce à son mandat européen


L'ex-leader d'extrême droite autrichien Heinz-Christian Strache parle à la presse à Vienne, en Autriche, le 18 mai 2019. REUTERS/Leonhard Foeger/File Photo

L'ex-leader d'extrême droite autrichien Heinz-Christian Strache, obligé le mois dernier de démissionner de son poste de vice-chancelier à la suite du scandale de l'"Ibizagate", a annoncé lundi renoncer au mandat européen qu'il a décroché fin mai.

Cette décision a été saluée par son parti FPÖ, qui avait été embarrassé par le ticket européen obtenu par M. Strache via le "vote direct" des électeurs malgré ce scandale qui a provoqué l'explosion de la coalition qu'il avait formée fin 2017 avec les conservateurs de Sebastian Kurz.

M. Strache, 50 ans, avait été piégé par une vidéo filmée en cachette au cours d'une soirée arrosée sur l'île espagnole d'Ibiza en juillet 2017. Dans ce document révélé le 17 mai, il se disait notamment prêt à offrir d'importants marchés publics à un oligarque russe en échange de financements occultes.

Chef du FPÖ depuis 14 ans et vice-chancelier, M. Strache avait immédiatement démissionné de toutes ses fonctions, renonçant également à son mandat de député national. Il n'avait toutefois pas exclu de siéger au Parlement européen.

Sa décision finalement d'y renoncer "n'est pas le résultat d'un calcul politique et encore moins d'un marchandage, mais tout simplement une décision personnelle", a-t-il assuré dans un communiqué lundi.

Sa présence au Parlement de Strasbourg, où le FPÖ siège aux côtés de la Ligue du Nord de l'Italien Matteo Salvini et du Rassemblement national français, risquait de compromettre l'entreprise de reconstruction du parti en vue des législatives anticipées de septembre, selon les politologues.

Mais celui qui reste la figure la plus populaire du FPÖ a assuré lundi que sa vie politique n'était "certainement pas arrivée à son terme". Il a toutefois précisé vouloir être "réhabilité" avant de revenir au premier plan, alors qu'il est visé par une enquête judiciaire en raison de ses propos dans la vidéo.

M. Strache, qui figurait en 42e et dernière place sur la liste FPÖ, avait décroché un mandat européen en obtenant quelque 45.000 "voix directes" lors du scrutin du 26 mai. Le système électoral autrichien permet de favoriser une personne de son choix sur les listes de la proportionnelle.

Sa décision de renoncer à son mandat intervient trois jours après l'annonce par le FPÖ que son épouse, Philippa Strache, bénéficierait d'une place éligible pour les législatives du 29 septembre. M. Strache a toutefois assuré lundi qu'il n'y avait pas de rapport de cause à effet.

Le nouveau patron désigné du FPÖ, Norbert Hofer, s'est félicité de la décision de M. Strache, soulignant qu'elle était "la bonne".

L'ex-leader d'extrême droite autrichien Heinz-Christian Strache, obligé le mois dernier de démissionner de son poste de vice-chancelier à la suite du scandale de l'"Ibizagate", a annoncé lundi renoncer au mandat européen qu'il a décroché fin mai.Cette décision a été saluée par son parti FPÖ, qui avait été embarrassé par le ticket européen obtenu par M. Strache via le "vote direct" des électeurs malgré ce scandale qui a provoqué l'explosion de la coalition qu'il avait formée fin 2017 avec les conservateurs de Sebastian Kurz.
M. Strache, 50 ans, avait été piégé par une vidéo filmée en cachette au cours d'une soirée arrosée sur l'île espagnole d'Ibiza en juillet 2017. Dans ce document révélé le 17 mai, il se disait notamment prêt à offrir d'importants marchés publics à un oligarque russe en échange de...