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Sport

Joyce Azzam : la passion et l’engagement

13/06/2019 | 00h00

Pour Joyce Azzam, 34 ans, la montagne est une histoire d’amour qui remonte à l’adolescence. Issue d’une famille modeste comptant cinq enfants, elle n’a pas, lors de son enfance marquée par la guerre civile, l’occasion de pratiquer des sports de montagne. Ni même vraiment d’y aller, en fait.

Mais à l’adolescence, elle découvre, grâce à des amis, la randonnée. L’affaire n’est pas simple, car elle souffre d’hyperlaxité ligamentaire, une pathologie qui affaiblit les articulations (épaules, coudes, poignets, genoux et doigts). À l’école, ses camarades l’appelaient d’ailleurs la « sauterelle », à cause de ses membres qui fléchissaient tout seuls. Mais la jeune fille est déterminée et persévérante. Elle surmonte ses difficultés de santé et ne s’arrêtera plus de marcher. Ni d’escalader.

Jusqu’à ce 23 mai dernier, où elle arrive au bout d’un de ses rêves en plantant le drapeau libanais sur le toit du monde. Avant l’Everest, elle a déjà accompli près d’une trentaine d’ascensions majeures, dont le mont Elbrus (Europe), le Puncak Jaya (Océanie), le Kilimandjaro (Afrique), l’Aconcagua (Amérique du Sud), le Denali (Amérique du Nord) et le mont Vinson (Antarctique). La jeune femme devient la première Libanaise à avoir gravi les sept plus hauts sommets des sept continents.


(Interview : Joyce Azzam : Je veux accomplir le grand chelem des explorateurs)


Ces exploits sportifs ne l’empêchent pas de mener de brillantes études.

Joyce Azzam est titulaire de trois masters : un en architecture d’intérieur (Université libanaise), un en modèle de gouvernance et management des systèmes locaux publics de l’Université de Pérouse en Italie, et un en conservation des villes et bâtiments historiques de l’université La Sapienza à Rome. Elle a également un doctorat en paysagisme et environnement de cette même université. Sans surprise, ses séjours en Italie, alors qu’elle était étudiante, lui ont permis de développer, dans les Alpes toutes proches, sa pratique de l’alpinisme.

En sus de sa carrière, qu’elle met entre parenthèses à chaque ascension, et de sa passion, Joyce Azzam trouve encore le temps de s’engager sur le front humanitaire. En tant qu’ambassadrice de l’ONG libanaise Himaya, elle contribue à sensibiliser sur la lutte pour la protection des enfants face aux abus, qu’il s’agisse du mariage des mineurs ou du travail des enfants.

Avec les enfants qu’elle rencontre dans ce cadre, mais aussi au-delà,

Joyce Azzam a aussi à cœur de partager, aujourd’hui, son histoire et ses expériences. À travers son parcours, cette « self-made-woman » veut inspirer les jeunes et les inciter à ne pas laisser tomber leurs ambitions. Son message : croire en ses rêves. Un message qu’elle a résumé dans une devise : « Yes, you can. »

J.W.

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