Le cheikh Akl druze Naïm Hassan. Archives L’Orient-Le Jour
Le Conseil religieux druze a appelé mardi certains responsables à "privilégier l'intérêt national dans leurs discours" et "ne pas porter atteinte aux relations avec les pays frères et amis", dans une critique implicite au leader du Courant patriotique libre et ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil.
Dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion présidée par Naïm Hassan, cheikh Akl en titre de la communauté druze, le Conseil a appelé "certains responsables à privilégier l'intérêt national dans leurs discours et déclarations et à veiller à ne pas porter atteinte aux intérêts des Libanais à l'étranger et aux relations du Liban avec les Etats frères et amis".Samedi, le chef de la diplomatie libanaise avait déclaré dans le cadre de la conférence Lebanese diaspora Energy (LDE) qu'"il est naturel que nous défendions la main d’œuvre libanaise face à toutes les autres, qu'elles soient syrienne, palestinienne, française, saoudienne, iranienne ou américaine", lançant "les Libanais avant tout !", suscitant l’ire mais aussi la crainte des émigrés résidant à Riyad, et la colère de certains Saoudiens qui ont ouvertement appelé à une expulsion massive des Libanais.
Tentant d’absorber cette colère, le chef de la diplomatie a souligné lundi devant les consuls honoraires que "le fait de défendre son pays ne relève pas du racisme, mais de l’appartenance nationale". "Les Libanais travaillant à l’étranger le font conformément aux besoins des pays en question et nous devons préserver les intérêts des Libanais établis en Arabie", a-t-il ajouté, avant d’appeler au respect des textes de loi en vigueur.
Par ailleurs, le Conseil religieux druze a appelé les députés à assumer "l'entière responsabilité de l'étude du projet de budget", leur demandant de "protéger les classes sociales pauvres et moyennes, de réaliser une égalité fiscale et d'arrêter les sources de gaspillage".
Le Conseil a enfin condamné l'attaque perpétrée par un islamiste à Tripoli, au Liban-Nord, la veille de la fête du Fitr, et ayant tué deux soldats et deux policiers.


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