Le président libanais Michel Aoun (au centre) recevant une délégation de l'American Task Force for Lebanon au palais de Baabda le 10 juin 2019. Photo Ani
Le président libanais Michel Aoun a exprimé lundi l'espoir que les Etats-Unis, qui selon lui "comprennent" la position du Liban sur la nécessité du retour des réfugiés syriens, prendront des mesures concrètes pour aider au rapatriement de près d'un million d'entre eux étant installés sur le territoire libanais.
"Nous espérons que les Etats-Unis, qui ont fait preuve de compréhension vis-à-vis de la demande du Liban d'un retour des déplacés vers des zones sûres en Syrie, vont prendre des mesures concrètes" pour réaliser cela, a déclaré le chef de l'Etat, qui a reçu au palais de Baabda une délégation de l'American Task Force for Lebanon, un lobby qui promeut un Liban démocratique et multiconfessionnel.
Il a réitéré son appel aux Etats-Unis et à la communauté internationale "pour qu'ils aident au retour dans les zones sûres en Syrie sans attendre une solution politique".Selon les chiffres du Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, le Liban accueille un peu plus de 970.000 réfugiés syriens, officiellement inscrits sur les registres onusiens. Les trois quarts de ces réfugiés vivent sous le seuil de pauvreté. Alors que leur retour en Syrie fait désormais partie du discours de toutes les formations politiques, ces dernières s'écharpent sur la nécessité de coopérer ou pas avec le régime de Bachar el-Assad pour assurer ce retour. La communauté internationale, elle, appelle à un règlement politique du conflit avant d'assurer le retour des réfugiés.
Selon la Sûreté générale, plus de 170.000 réfugiés syriens sont rentrés dans leur pays entre décembre 2017 et mars 2019 dans le cadre d'opérations de "retour volontaire", organisées par ce service de sécurité en coordination avec le régime syrien.
Par ailleurs, le président Aoun a appelé les compagnies américaines à participer au nouveau round d’attribution des licences d’exploration et de production d’hydrocarbures offshore qui doit débuter dans près d'un mois. Les cinq nouveaux blocs mis en jeu n° 1 (Nord-Ouest), n° 2 (Nord-Est), n° 5 (centre-Ouest), n° 8 (Sud-Est) et n° 10 (Sud-Ouest) s’ajoutent ainsi aux deux déjà attribués au consortium Total-Eni-Novatek – blocs 4 (centre-Ouest) et 9 (Sud). Le forage du premier puits, qui doit confirmer le potentiel prometteur du pays en termes de découvertes commercialisables, doit avoir lieu vers fin 2019.


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