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Syrie: les Kurdes rapatrient 148 femmes et enfants Ouzbeks affiliés à l'EI

 Les autorités kurdes en Syrie ont remis mercredi 148 femmes et enfants ouzbeks affiliés au groupe jihadiste Etat islamique (EI) à une délégation consulaire de leur pays venue les rapatrier, a indiqué à l'AFP un responsable local.

Au total, plus de 300 Ouzbeks doivent quitter le nord-est de la Syrie pour rentrer dans leur pays, a indiqué à l'AFP un porte-parole de l'administration semi-autonome kurde, Kamal Akef.

Des milliers d'étrangers affiliés à l'EI, notamment des Occidentaux, se trouvent en prison ou sont entassés dans des camps surpeuplés en Syrie. Ils ont été interpellés au fil des batailles menées en Syrie contre l'EI par les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants dominée par les Kurdes et soutenue par une coalition internationale emmenée par Washington.

Mercredi, des femmes et enfants ouzbeks transportés depuis des camps sont arrivés à Qamichli (nord-est) à bord de grands bus blancs, a constaté un correspondant de l'AFP.

Ecartant les rideaux bleus des vitres, certaines femmes pointaient leur index vers le ciel, un symbole régulièrement repris par jihadistes et islamistes comme un geste de ralliement mais aussi de défiance.

"Sur demande du gouvernement ouzbek, et parce que le nombre est très élevé pour être transféré en une seule fois", un premier groupe comprenant près de 90 enfants ira par avion mercredi jusqu'à la base militaire russe de Hmeimim (nord-ouest de la Syrie), avant de s'envoler pour l'Ouzbékistan, a précisé M. Akef à l'AFP. Un deuxième transfert devrait être organisé "dans les jours à venir, en fonction de nos capacités", a-t-il ajouté.

Le nombre total de personnes concernées par le rapatriement est de "311 femmes et enfants, sans qu'il n'y ait de combattants parmi eux", a dit M. Akef. Il a par ailleurs évoqué des "contacts" avec certains pays européens, notamment l'Allemagne, pour mener à bien des initiatives similaires.

Les FDS ont proclamé le 23 mars la défaite du "califat" de l'EI, après avoir conquis l'ultime fief des jihadistes dans l'est de la Syrie au terme d'une offensive féroce soutenue par Washington.

Le sort des jihadistes étrangers et leurs familles reste un casse-tête pour les FDS et la communauté internationale.

Des pays comme la Russie ont rapatrié certains de leurs ressortissants affiliés à l'EI, surtout des femmes et des enfants. Mais d'autres comme la France ou le Royaume-Uni restent réticentes sur ce dossier.

Selon le ministère français des Affaires étrangères, environ 450 ressortissants français affiliés à l'EI sont détenus en prison ou retenus dans des camps de réfugiés dans le nord-est syrien. Paris a rapatrié des orphelins.

Le Kazakhstan avait annoncé le 10 mai avoir rapatrié 231 ressortissants, principalement des enfants.

Au départ, les autorités kurdes réclamaient le renvoi vers leurs pays d'origine des jihadistes étrangers. Face aux tergiversations des Occidentaux, elles veulent aujourd'hui un tribunal international pour juger les jihadistes en Syrie, tout en insistant sur le rapatriement des femmes et des enfants.


 Les autorités kurdes en Syrie ont remis mercredi 148 femmes et enfants ouzbeks affiliés au groupe jihadiste Etat islamique (EI) à une délégation consulaire de leur pays venue les rapatrier, a indiqué à l'AFP un responsable local.

Au total, plus de 300 Ouzbeks doivent quitter le nord-est de la Syrie pour rentrer dans leur pays, a indiqué à l'AFP un porte-parole de...