Photo d'archives AFP
Le conflit au Yémen est "une sale guerre" à laquelle l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis doivent mettre un terme, a déclaré mardi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Derian.
"c'est une sale guerre, oui, il faut l'arrêter", a-t-il dit sur France Inter. "Oui, il faut que les Saoudiens et les Emiriens arrêtent, oui, il faut être extrêmement vigilants sur les ventes d'armes à l'égard de ces pays, c'est ce que nous faisons", a ajouté le chef de la diplomatie française.
La guerre au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts depuis 2015 et provoqué une grave crise humanitaire, sans qu'aucun des deux camps - rebelles houthis d'une part et forces du gouvernement en exil appuyées par une coalition saoudienne d'autre part - ne prenne à ce jour un avantage décisif.
Ce conflit alimente en France un débat sur l'opportunité de fournir des armes à l'Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis.
Par ailleurs, le chef de la diplomatie française a déclaré que Paris s'efforçait d'éviter la peine capitale à ses quatre ressortissants que la justice irakienne a condamnés à mort pour appartenance au groupe Etat islamique (EI).
Jean-Yves Le Drian a répété sur France Inter la position de la France, qui est opposée à la peine de mort mais considère parallèlement que c'est à l'Irak de juger les Français soupçonnés d'avoir rejoint les rangs djihadistes.
La question s'est posée après la condamnation, dimanche et lundi, de quatre Français, qui ont encore la possibilité de faire appel de leur jugement.
"Nous multiplions les démarches pour éviter la peine de mort à ces quatre Français", a dit Jean-Yves le Drian.
Le Quai d'Orsay a rappelé lundi que les condamnés bénéficiaient de la protection consulaire, c'est-à-dire que l'ambassade de France sur place s'assure qu'ils bénéficient de l'assistance d'un avocat et peuvent exercer les recours "prévus par le droit irakien".
Cinq autres Français devraient être jugés début juin pour appartenance à l'EI.


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