Le ministre libanais de la Santé, Jamil Jabak, prononçant un discours devant l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Genève. Photo ANI
Le ministre libanais de la Santé, Jamil Jabak, a averti lors d'un discours devant l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) à Genève que le Liban risquait, faute de fonds, de ne plus pouvoir fournir les services de santé nécessaires aux réfugiés syriens présents sur son sol depuis le début du conflit en Syrie en 2011.
Lors d'un discours prononcé dans le cadre de la 72e assemblée mondiale de la Santé, le ministre a évoqué "les craintes sérieuses du Liban qui risque de ne plus pouvoir garantir l'accès des déplacés aux services de santé en raison d'un manque de fonds considérable en provenance de la communauté internationale". M. Jabak a appelé "les parties concernées à "augmenter leurs aides au Liban afin de faire face à ces défis car la responsabilité des déplacés n'incombe pas uniquement au pays hôte, mais aussi à la communauté internationale".
Selon les chiffres du Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU, le Liban accueille un peu plus de 970.000 réfugiés syriens, officiellement inscrits sur les registres onusiens. Les trois quarts de ces réfugiés vivent sous le seuil de la pauvreté. Alors que leur retour en Syrie fait désormais partie du discours de toutes les formations politiques, ces dernières s'écharpent sur la nécessité de coopérer ou pas avec le régime de Bachar el-Assad pour assurer ce retour. La communauté internationale, elle, appelle à un règlement politique du conflit avant d'assurer le retour des réfugiés.


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