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Employée du British Council condamnée en Iran : May "profondément préoccupée"



La Première ministre britannique, Theresa May, devant Downing Street, à Londres, le 14 mai 2019. Photo REUTERS/Peter Nicholls

La Première ministre britannique Theresa May s'est dite mercredi "profondément préoccupée" par la condamnation en Iran à dix ans de prison pour espionnage d'une employée iranienne du British Council, identifiée comme Aras Amiri par le centre culturel britannique.

C'est une affaire "hautement choquante", a dénoncé Mme May lors d'une séance de questions au gouvernement, deux jours après l'annonce de la condamnation de cette femme arrêtée en 2018 en Iran.

Mardi, le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a proposé de rencontrer sa famille.

"Il semble que notre collègue Aras Amiri a été condamnée par les autorités iraniennes. Nous sommes consternés par cette condamnation et profondément préoccupés par la sécurité et le bien-être d'Aras", a déclaré mardi Ciaran Devane, le directeur général du British Council.

En mai 2018, le centre avait fait état de l'arrestation d'Aras Amiri, une étudiante iranienne résidant au Royaume-Uni, alors qu'elle rendait visite à sa famille en Iran.

Lundi, un porte-parole de l'autorité judiciaire en Iran a annoncé la condamnation à "dix ans de prison" d'"une citoyenne iranienne en charge du bureau +Iran+" au British Council, qui "a coopéré avec les agences d'espionnage anglaises" et a fait des "aveux", sans révéler son identité.

Elle était chargée de projets culturels "d'infiltration" et a été arrêtée "il y a plus d'un an" par les services de renseignement et de sécurité iraniens, a ajouté le porte-parole, cité par l'agence de presse Mizan.

"Nous réfutons fermement ces accusations", a réagi Ciaran Devane. "Le British Council ne fait aucun travail en Iran et Aras ne s'est pas rendue en Iran pour le travail", a-t-il affirmé. "Aras a été employée à Londres pendant cinq ans pour mieux faire connaître la culture iranienne au Royaume-Uni, en encourageant par exemple la traduction de livres iraniens en anglais", a précisé le dirigeant du British Council.

Cette condamnation intervient dans un climat tendu entre l'Iran et le Royaume-Uni au sujet de l'Irano-Britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe, 40 ans, arrêtée à l'aéroport d'Iran en 2016 après avoir rendu visite à sa famille.

Employée de la Fondation Thomson Reuters liée à l'agence de presse canado-britannique du même nom, Nazanin Zaghari-Ratcliffe a été condamnée en septembre 2016 à cinq ans de prison pour participation à des manifestations en 2009 visant à renverser le régime, ce qu'elle dément. Londres lui a accordé sa protection diplomatique en mars dernier.

Le mari de Nazanin Zaghari-Ratcliffe, Richard Ratcliffe, a jugé mardi que la condamnation de Aras Amiri était "une véritable claque".

La Première ministre britannique Theresa May s'est dite mercredi "profondément préoccupée" par la condamnation en Iran à dix ans de prison pour espionnage d'une employée iranienne du British Council, identifiée comme Aras Amiri par le centre culturel britannique.
C'est une affaire "hautement choquante", a dénoncé Mme May lors d'une séance de questions au gouvernement, deux jours après l'annonce de la condamnation de cette femme arrêtée en 2018 en Iran.
Mardi, le ministre britannique des Affaires étrangères, Jeremy Hunt, a proposé de rencontrer sa famille.
"Il semble que notre collègue Aras Amiri a été condamnée par les autorités iraniennes. Nous sommes consternés par cette condamnation et profondément préoccupés par la sécurité et le bien-être d'Aras", a déclaré mardi Ciaran Devane, le directeur général...