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Turquie: perpétuité pour un suspect d'un attentat ayant fait 52 morts

Yusuf Nazik, en septembre 2018 à Ankara. Aytac Unal / ANADOLU AGENCY/AFP

Un tribunal d'Ankara a condamné lundi à 53 peines de prison à vie le principal suspect d'un double attentat à la voiture piégée qui avait fait 52 morts en 2013, selon les médias.

Yusuf Nazik a été condamné pour avoir tué 52 personnes "avec un dessein terroriste" et "porté atteinte à l'intégrité de l'Etat", d'après l'agence privée DHA.

Le double attentat à la voiture piégée de Reyhanli, dans le sud du pays, avait choqué la Turquie, secouée depuis par d'autres attaques meurtrières, et mis en lumière les risques liés à l'implication d'Ankara en Syrie aux côtés des rebelles cherchant à renverser le régime de Damas. Le gouvernement turc avait à l'époque imputé cette attaque à un groupuscule d'extrême gauche turc lié aux services de renseignement syriens. Une accusation rejetée par Damas.

Yusuf Nazik a toutefois "avoué" lors d'un premier interrogatoire que l'attaque de Reyhanli avait été commanditée par les services de renseignement syriens, avait rapporté l'agence étatique turque Anadolu.

M. Nazik a été arrêté mi-septembre lors d'une opération inédite des services de renseignement turcs (MIT) à Lattaquié, un fief de Bachar el-Assad situé dans le nord-ouest de la Syrie.

Un tribunal d'Ankara a condamné lundi à 53 peines de prison à vie le principal suspect d'un double attentat à la voiture piégée qui avait fait 52 morts en 2013, selon les médias. Yusuf Nazik a été condamné pour avoir tué 52 personnes "avec un dessein terroriste" et "porté atteinte à l'intégrité de l'Etat", d'après l'agence privée DHA. Le double attentat à la voiture piégée de Reyhanli, dans le sud du pays, avait choqué la Turquie, secouée depuis par d'autres attaques meurtrières, et mis en lumière les risques liés à l'implication d'Ankara en Syrie aux côtés des rebelles cherchant à renverser le régime de Damas. Le gouvernement turc avait à l'époque imputé cette attaque à un groupuscule d'extrême gauche turc lié aux services de renseignement syriens. Une accusation rejetée par Damas. Yusuf...