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Liban

« Un appui pour tous »

Audi célèbre la mémoire d’un « patriarche unique en son genre ».

En compagnie du métropolite Audi. Photo Marwan Assaf

Les autorités religieuses du pays ont regretté à l’unanimité la disparition du 76e patriarche maronite, Nasrallah Sfeir.

Le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Mgr Élias Audi, a affirmé dans un communiqué que le Liban vient de perdre « un bon samaritain, un leader sage, une personnalité historique qui a laissé une empreinte profonde dans l’histoire contemporaine du Liban (…). Il était un patriarche unique en son genre, qui ne concernait pas les maronites exclusivement mais le Christ d’abord, et le Liban. Il est resté attaché à ses principes dans les moments les plus sombres et difficiles, il a défendu le Liban, sa liberté, son unité et son indépendance en dépit de tous les dangers (…) ». Pour Mgr Audi, « le patriarche Sfeir a été un pilier national à l’heure où les grands leaders se font rares. Il a été une roche solide sur laquelle tous allaient prendre appui en temps de crise ».

Le président du Conseil supérieur chiite, le cheikh Abdel Amir Kabalan, a affirmé de son côté que « toutes les communautés spirituelles du Liban ont perdu une personne engagée et un homme qui aimait son pays ». « Le défunt a contribué à renforcer le vivre-ensemble et à protéger le Liban », a-t-il ajouté.

Le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane, a, lui, salué « un grand symbole religieux et national ». « Le patriarche Sfeir était un exemple de justice, d’ouverture, de dialogue, de charité et de vivre-ensemble pour les musulmans et les chrétiens, il défendait les causes de tous les Libanais, sans faire de différence. »

Le cheikh Akl druze, Naïm Hassan, a pour sa part regretté la disparition de celui qui fut « un pilier national, spirituel et souverain, qui croyait au Liban indépendant, a posé les jalons de la convivialité dans des temps difficiles et ouvert la page de la réconciliation nationale (…) ». Il est « nécessaire de bâtir sur ce que le patriarche Sfeir a pu réaliser et le compléter avec le cardinal Béchara Raï (…) », a-t-il dit.

Par ailleurs, la Ligue maronite a regretté la disparition d’un « farouche résistant à tout ce qui était susceptible d’ébranler les constantes nationales ».

La Fondation maronite dans le monde

La Fondation maronite dans le monde (créée par le cardinal disparu) a quant à elle salué, par la voix de son président Charles el-Hajj, dans un communiqué, celui qui « a su défendre avec sagesse et amour, patience et longanimité un Liban abandonné de tous, livré aux divisions de ses fils, à leurs faiblesses et à leur soif de pouvoir et d’hégémonie ». « Nous perdons aujourd’hui un père, un leader et un président, un modèle d’intégrité et de courage dans les plus difficiles et ténébreuses difficultés. Il a su conduire ses fils à se relever, réveiller leur sens de la dignité et leur sentiment national, et à les conduire, avec une humilité sans pareille, à libérer le Liban pacifiquement et sans la moindre effusion de sang, avec une abnégation et un renoncement à toute gloriole qui a permis la réalisation de ce qui semblait impossible à beaucoup », note le communiqué. « De ces nombreuses réalisations impossibles à dénombrer figure la Fondation maronite dans le monde, qui est née et a grandi directement sous ses auspices ; et qui, en son nom, a permis de rassembler ceux qu’il ne semblait pas possible de rassembler. Notre perte est grande et irremplaçable. Notre consolation est qu’il fut le 76e anneau d’une chaîne infrangible de grands patriarches ; qu’il est désormais dans la grâce du Père, intercédant pour l’Église ; enfin qu’il a emprunté fidèlement la voie des pères et des aïeux, la même que suit aujourd’hui le patriarche Béchara Raï, à qui le legs précieux est confié, qui recèle en lui la gloire du Liban », conclut le texte.


Les autorités religieuses du pays ont regretté à l’unanimité la disparition du 76e patriarche maronite, Nasrallah Sfeir.

Le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth, Mgr Élias Audi, a affirmé dans un communiqué que le Liban vient de perdre « un bon samaritain, un leader sage, une personnalité historique qui a laissé une empreinte profonde dans l’histoire contemporaine...

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