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Agenda - Hommage

Mais regarde ! c’est mon patriarche !

Mes enfants ont eu la chance d’être baptisés par le patriarche Mar Nasrallah Boutros Sfeir. En grandissant, mois après mois et année après année, le titre de cet article reflétait leur exclamation et leur joie à chaque fois que notre grand homme apparaissait sur les écrans de télé ! C’était leur parfait argument pour rester un peu plus face au petit écran et reporter l’heure du sommeil… Entendre parler leur patriarche ! Il m’était difficile de discuter ou même d’argumenter avec eux, ils avaient de leur côté le poids du témoignage historique. L’exclamation de ces enfants reflétait merveilleusement le sentiment de tout un peuple ! C’était notre patriarche à tous, toutes tendances et communautés confondues, même pour ceux qui avaient peur ou honte de l’affirmer.

Car le respect qu’imposait le courage uniforme et continu de ce grand homme ne pouvait être éclipsé par les manœuvres opportunes et changeantes de la classe politique. Courage de l’abnégation, courage de la réconciliation, courage de la parole et du témoignage, capacité formidable de rester seul sur ses positions de principe, continuité et uniformité de l’action dans le sens d’une résilience que reflète le symbole même du patriarcat maronite d’Antioche et de tout l’Orient qu’est le cèdre du Liban.

Beaucoup a été dit, et tant de témoignages partagés, qu’écrire sur le patriarche Sfeir peut rapidement paraître répétitif. Je témoignerai notamment de son sens du travail assidu et de son sens du suivi méticuleux, car la grandeur d’une œuvre ne peut se mesurer qu’à l’étendue du labeur et la force du travail sans lesquelles toute œuvre ne saurait être grande ou pérenne. Aux jeunes générations, tentées par la rapidité et la facilité de la société contemporaine, il représente une leçon de travail dans l’engagement, car point de réussite ou de succès sans effort, labeur, persévérance et confiance face à l’adversité et aux revers. Et pour reprendre deux des plus célèbres déclarations de notre grand patriarche :

« La souffrance de la Croix ne dure que le temps de mener à la Résurrection. Et la Croix du Liban sera sa Résurrection. »

« Celui qui porte son pays dans sa poche n’a pas de pays, mais celui qui porte son pays dans son cœur gardera son pays pour toujours. »

Avocat à la cour

Mes enfants ont eu la chance d’être baptisés par le patriarche Mar Nasrallah Boutros Sfeir. En grandissant, mois après mois et année après année, le titre de cet article reflétait leur exclamation et leur joie à chaque fois que notre grand homme apparaissait sur les écrans de télé ! C’était leur parfait argument pour rester un peu plus face au petit écran et reporter l’heure du sommeil… Entendre parler leur patriarche ! Il m’était difficile de discuter ou même d’argumenter avec eux, ils avaient de leur côté le poids du témoignage historique. L’exclamation de ces enfants reflétait merveilleusement le sentiment de tout un peuple ! C’était notre patriarche à tous, toutes tendances et communautés confondues, même pour ceux qui avaient peur ou honte de l’affirmer.Car le respect qu’imposait le courage...