La police du Bangladesh a annoncé mercredi l'arrestation d'un membre présumé de l'organisation État islamique (EI) revenu au pays après avoir combattu en Syrie pour le groupe jihadiste.
Le Bangladesh est engagé dans un campagne de répression des mouvements extrémistes depuis l'attaque d'un café huppé de sa capitale Dacca en 2016, dans laquelle 22 personnes dont 18 étrangers avaient péri.
Selon les autorités, Motaj Abdul Majid Kafiluddin Bepari, 33 ans, avait rejoint l'EI en Syrie. Il s'était rendu dans ce pays ravagé par la guerre depuis l'Arabie saoudite, où il est né d'un père bangladais.
Il est revenu au Bangladesh en février et aurait noué contact avec une nouvelle faction inspirée par l'EI du mouvement islamiste local Jamayetul Mujahideen Bangladesh (JMB), accusé d'une série d'attaques dont la prise d'otages du café de Dacca, a indiqué à l'AFP le responsable du contre-terrorisme Wahiduzzaman Noor.
Les autorités ont interpellé le suspect le 5 mai à proximité d'une mosquée de Dacca. Il est accusé d'avoir voulu établir un "califat" dans ce pays d'Asie du Sud à majorité musulmane et est inculpé au nom des lois antiterroristes. "Il est allé en Syrie en 2018 et a combattu pour l'EI", a déclaré Wahiduzzaman Noor.
Les aéroports du Bangladesh sont en alerte, prévenus par les autorités du possible retour de plus de 50 membres présumés de l'EI d'origine bangladaise à la suite de la chute de son "califat" en Syrie, a indiqué à l'AFP Mohibul Islam Khan, haut responsable de la police de Dacca.
Défait sur le terrain dans son bastion irako-syrien, l'EI cherche à étendre son action à d'autres parties du monde, et notamment l'Asie du Sud, en inspirant des mouvements extrémistes locaux. L'organisation a revendiqué les attentats jihadistes du dimanche de Pâques au Sri Lanka, qui ont fait 257 morts.


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