Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Quatre nouvelles militantes saoudiennes mises en liberté provisoire


La militante saoudienne des droits humains Hatoon al-Fassi, qui a été remise en liberté provisoire par les autorités saoudiennes, le jeudi 2 mai 2019. Photo tirée du compte Twitter de l'organisation ALQST

Au moins quatre nouvelles militantes des droits humains saoudiennes ont été remises en liberté provisoire jeudi, à la suite de la libération de trois autres de leurs collègues jugées avec elles, a annoncé une ONG.

Les militantes "Hatoon al-Fassi, Amal al-Harbi, Maysaa al-Manea et Abeer Namankani ont été remises en liberté provisoire", a affirmé sur Twitter ALQST, organisation basée à Londres et active sur les questions de droits humains en Arabie saoudite. Un avocat saoudien ayant accès au procès se tenant devant le tribunal criminel de Riyad a confirmé la libération des quatre femmes. Celles-ci font partie d'un groupe de onze militantes, dont certaines ont accusé leurs interrogateurs de sévices sexuels et de tortures durant leur détention de presque un an, qui sont poursuivies pour contact avec des médias étrangers, des diplomates et des organisations de défense des droits humains.

Une militante proche des familles des détenues a indiqué de son côté à l'AFP que cinq femmes ont été provisoirement mises en liberté jeudi. ALQST a indiqué de son côté avoir eu vent d'informations non confirmées sur la libération d'une cinquième militante.

Les familles d'au moins deux autres militantes ont été convoquées par le tribunal, leur faisant espérer une libération, avant d'être renvoyées sans explication, a indiqué une autre militante à l'AFP.

Les autorités saoudiennes n'ont fait aucune déclaration dans l'immédiat concernant l'annonce de ces libérations.

Riyad a fait l'objet de pressions occidentales pour libérer les 11 militantes, pour la plupart arrêtées il y a près d'un an dans le cadre d'une campagne de répression ayant précédé la levée historique d'une interdiction de conduire pour les femmes.

Trois d'entre elles - la blogueuse Eman al-Nafjan, la professeure retraitée Aziza al-Youssef et une autre universitaire, Rokaya al-Mohareb - avaient été libérées le 28 mars au lendemain de la deuxième audience de leur procès. Il s'agit d'une libération temporaire qui ne les dispense pas d'assister au procès. Il n'était pas clair jeudi si la libération des quatre autres militantes obéissait aux mêmes conditions.

Début avril, les autorités saoudiennes ont mené une nouvelle vague d'arrestation, détenant au moins neuf écrivains, universitaires et blogueurs, dont deux ressortissants saoudo-américains, qui ont pris position en faveur des militantes jugées, selon des activistes.

Ce nouvel épisode de répression est le premier depuis l'assassinat en octobre de l'éditorialiste et opposant saoudien Jamal Khashoggi au consulat du royaume à Istanbul, qui a suscité un tollé à travers le monde.

Des proches de la militante Loujain al-Hathloul, une des détenues les plus célèbres, qui n'a pas été libérée jeudi, ont déclaré avoir subi des pressions de représentants de l'Etat saoudien pour qu'ils n'évoquent pas les sévices qu'elle a subis en détention. Mme Hathloul est une des militantes disant avoir été torturées et harcelées sexuellement.

Lors d'une audience forte en émotions durant le procès en cours, qui a débuté en mars, certaines femmes avaient fondu en larmes en accusant leurs interrogateurs de les avoir torturées à l'électricité, fouettées et de leur avoir fait subir des attouchements, selon deux sources ayant accès au procès. Les procureurs saoudiens ont vivement rejeté ces accusations devant le tribunal.

"L'affaire des militantes saoudiennes souligne les changements spectaculaires en cours en Arabie saoudite", a déclaré Kristin Diwan, de l'Arab Gulf States Institute à Washington. "Le durcissement autoritaire a éliminé l'espace limité qui existait autrefois pour les militants de gauche".

Les autorités saoudiennes ont accusé avec insistance les militantes d'avoir des liens avec des agences de renseignements étrangères, tandis que les médias étatiques les qualifiaient de traîtres. Mais leurs actes d'accusation ne portent aucune mention de contact avec des agents étrangers.

Aucune information n'a été fournie sur la prochaine audience de ce procès, interdit aux diplomates et journalistes étrangers.

Au moins quatre nouvelles militantes des droits humains saoudiennes ont été remises en liberté provisoire jeudi, à la suite de la libération de trois autres de leurs collègues jugées avec elles, a annoncé une ONG.
Les militantes "Hatoon al-Fassi, Amal al-Harbi, Maysaa al-Manea et Abeer Namankani ont été remises en liberté provisoire", a affirmé sur Twitter ALQST, organisation basée à Londres et active sur les questions de droits humains en Arabie saoudite. Un avocat saoudien ayant accès au procès se tenant devant le tribunal criminel de Riyad a confirmé la libération des quatre femmes. Celles-ci font partie d'un groupe de onze militantes, dont certaines ont accusé leurs interrogateurs de sévices sexuels et de tortures durant leur détention de presque un an, qui sont poursuivies pour contact avec des médias...