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Moyen Orient et Monde - Conflit

La Syrie et la Russie intensifient leurs opérations à Idleb

Des dizaines de milliers de personnes ont fui les bombardements contre les régions d’Idleb et de Hama. Aaref Watad/AFP

Les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés russes ont intensifié leurs bombardements des dernières positions rebelles, dans le nord de la province de Hama et le sud de celle d’Idleb, a-t-on appris hier auprès de plusieurs sources. Les positions visées se trouvent dans la « zone de désescalade » instaurée l’an dernier à la suite d’un accord entre la Russie et la Turquie. Les derniers éléments de la rébellion qui a lancé il y a huit ans un mouvement armé de contestation du régime de Bachar el-Assad sont désormais confinés dans cette enclave située près de la frontière turque et où vivent près de quatre millions d’habitants, dont plusieurs centaines de milliers d’opposants. Washington a adressé cette semaine des mises en garde aux belligérants, estimant que le retour de la violence déstabiliserait la région.

Selon la défense civile d’Idleb, quatre infrastructures médicales ont été endommagées. « Les sites médicaux ont été évacués, si bien que les plus fragiles n’ont aucun accès aux soins. Nous sommes tout proches d’une catastrophe humanitaire », a commenté Khaula Sawah, vice-présidente de l’Union of Medical Care and Relief Organizations-USA (UOSSM US), une ONG basée aux États-Unis. Selon des secouristes, l’armée syrienne a largué des barils d’explosifs, tuant au moins 15 civils et en blessant des dizaines d’autres. Le coordinateur régional de l’ONU pour l’aide humanitaire, Panos Moumtzis, a déclaré à Reuters que ces bombardements étaient les pires qu’il ait vus au cours des 15 derniers mois.

La presse d’État syrienne, qui cite des sources militaires, accuse les rebelles d’être responsables des combats. Selon les mêmes sources, l’offensive ne vise que des « groupes terroristes » retranchés dans les environs de Hama. Les rebelles ont de leur côté annoncé avoir attaqué plusieurs positions tenues par l’armée syrienne, la base de Breidij notamment, faisant au moins quatre victimes russes.

L’offensive des forces russes et syriennes a contraint des milliers de personnes à fuir vers des camps situés près de la frontière turque. Près de 140 000 personnes ont été déplacées depuis février par les combats dans le nord-ouest de la Syrie, avait annoncé mercredi l’ONU. À titre de comparaison, ce chiffre représente plus du double du nombre de déplacés en quatre mois de combats pour déloger le groupe État islamique de l’Est syrien. Plus de 63 000 personnes avaient fui ces violences entre le 4 décembre et le 31 mars, selon l’ONU. Rien que pour le mois d’avril, plus de 32 500 personnes ont quitté leurs foyers dans les gouvernorats d’Alep, d’Idleb et de Hama, a précisé à l’AFP un porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), David Swanson.

Depuis septembre 2018, Idleb fait l’objet d’un accord négocié par Moscou et Ankara, qui parraine certains groupes rebelles, prévoyant la mise en place d’une « zone démilitarisée » séparant les secteurs jihadistes et insurgés des zones gouvernementales attenantes. Cet accord a permis à Idleb d’éviter une offensive d’envergure de l’armée syrienne, mais le régime poursuit ses frappes.

Sources : agences


Les forces gouvernementales syriennes et leurs alliés russes ont intensifié leurs bombardements des dernières positions rebelles, dans le nord de la province de Hama et le sud de celle d’Idleb, a-t-on appris hier auprès de plusieurs sources. Les positions visées se trouvent dans la « zone de désescalade » instaurée l’an dernier à la suite d’un accord entre la Russie et la Turquie. Les derniers éléments de la rébellion qui a lancé il y a huit ans un mouvement armé de contestation du régime de Bachar el-Assad sont désormais confinés dans cette enclave située près de la frontière turque et où vivent près de quatre millions d’habitants, dont plusieurs centaines de milliers d’opposants. Washington a adressé cette semaine des mises en garde aux belligérants, estimant que le retour de la violence...
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