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Tunisie: pétition pour la libération d'un enquêteur de l'ONU

Une centaine de chercheurs ont signé une pétition publiée mardi pour réclamer la libération d'un enquêteur de l'ONU, arrêté il y a un mois en Tunisie, où il se rendait dans le cadre de sa mission sur les trafics d'armes en Libye voisine.

Moncef Kartas, un Tuniso-Allemand arrêté le 26 mars à son arrivée à l'aéroport de Tunis, est toujours en détention après avoir été accusé d'espionnage par les autorités tunisiennes, un crime passible de la peine de mort dans ce pays.

La justice tunisienne a indiqué le 11 avril avoir émis un mandat de dépôt contre M. Kartas dans le cadre d'une enquête sur "l'acquisition d'informations sécuritaires liées à la lutte contre le terrorisme et la diffusion de ces informations en violation de la loi".

Tunis n'a pas indiqué en quoi les faits qui lui sont reprochés sont liés ou non à sa mission d'enquêteur de l'ONU sur les violations de l'embargo sur les armes frappant la Libye.

M. Kartas, expert de la gouvernance sécuritaire, bénéficie d'une immunité diplomatique en tant que membre du panel d'experts du comité des sanctions de l'ONU sur la Libye.

Sa détention en Tunisie "constitue un obstacle direct aux travaux du comité, étant donné qu'elle intervient au moment même où le panel des experts prépare son rapport intermédiaire", affirment les signataires de la pétition.

"La détention de Moncef Kartas pour des motifs fallacieux et en violation de son immunité soulève de graves questions concernant l'Etat de droit en Tunisie", déclarent les signataires, parmi lesquels des chercheurs d'universités et d'organisations allemandes, françaises et américaines.

"Aucun élément de preuve n'a été présenté concernant la coopération présumée de Moncef Kartas avec des Etats étrangers ou leurs associés dans la trahison de secrets relatifs à la sécurité nationale tunisienne", poursuit le texte.

En mars, le ministère de l'Intérieur tunisien avait indiqué que M. Kartas et un autre Tunisien arrêté en même temps que lui étaient soupçonnés "d'espionnage au profit de parties étrangères", sans identifier celles-ci.

Selon l'ONU, l'immunité diplomatique de M. Kartas peut être levée par le secrétaire général uniquement sur demande de Tunis, qui n'a fait aucune démarche en ce sens.

Les pétitionnaires ont appelé les Nations unies et le gouvernement allemand "à condamner l'arrestation de Moncef Kartas par les autorités tunisiennes et à déployer tous les efforts possibles pour obtenir sa libération".

L'ONU avait exprimé le 13 avril sa "grave préoccupation" après l'arrestation et la détention de M. Kartas.

Une centaine de chercheurs ont signé une pétition publiée mardi pour réclamer la libération d'un enquêteur de l'ONU, arrêté il y a un mois en Tunisie, où il se rendait dans le cadre de sa mission sur les trafics d'armes en Libye voisine. Moncef Kartas, un Tuniso-Allemand arrêté le 26 mars à son arrivée à l'aéroport de Tunis, est toujours en détention après avoir été accusé d'espionnage par les autorités tunisiennes, un crime passible de la peine de mort dans ce pays. La justice tunisienne a indiqué le 11 avril avoir émis un mandat de dépôt contre M. Kartas dans le cadre d'une enquête sur "l'acquisition d'informations sécuritaires liées à la lutte contre le terrorisme et la diffusion de ces informations en violation de la loi". Tunis n'a pas indiqué en quoi les faits qui lui sont reprochés sont...