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Bagdad réunit ses voisins pour un sommet surtout symbolique

AFP
20/04/2019

 Bagdad et ses six voisins, pour beaucoup ennemis entre eux, ont tenu samedi un sommet grâce auquel Bagdad entendait ancrer son retour sur la scène diplomatique régionale.

L'Iran et l'Arabie saoudite ont rompu leurs relations diplomatiques en 2016; Téhéran soutient le régime de Damas contre une opposition soutenue par Riyad et Ankara; la Jordanie est alliée des Etats-Unis, grands ennemis de l'Iran. Pourtant, samedi, des responsables de tous ces pays, ainsi que du Koweït et de l'Irak se sont assis à la même table.

Lors de cette réunion des chefs de Parlement placée sous le slogan de "la stabilité et le développement de l'Irak", les six pays invités avaient envoyé le dirigeant de leur Assemblée législative, à l'exception de l'Iran, représenté par un député, ancien chef de commission parlementaire.

Tous ont prononcé des discours appelant à la stabilité de l'Irak et à sa reconstruction pour relancer une économie en berne du fait des guerres à répétition depuis quatre décennies dans le pays, deuxième producteur de l'Opep.

Avec leur hôte, le président du Parlement irakien Mohammed al-Halboussi, ils estiment dans leur communiqué final que "la stabilité de l'Irak est nécessaire à la stabilité de la région".

Ils appellent Bagdad --pris en étau entre ses alliés américain et iranien-- à "maintenir des relations de voisinage avec tous" et à rejeter "les interférences", dans un pays où les politiciens s'accusent mutuellement d'allégeance à des Etats aux intérêts divergents: l'Iran, les Etats-Unis, la Turquie ou l'Arabie saoudite.

Ils disent également "soutenir la reconstruction et le développement" de l'Irak et "encouragent les investissements", alors que les 30 milliards de dollars d'investissements promis début 2018 lors d'une conférence à Koweït n'ont jusqu'ici pas été débloqués.

Après plus d'une décennie d'embargo international sous Saddam Hussein, puis 15 ans de conflits sanglants dont une guerre dévastatrice contre le groupe Etat islamique (EI), l'Irak, où les violences ont considérablement diminué, a vu défiler ces derniers mois de nombreux responsables internationaux.

Dans un Moyen-Orient fortement divisé, Bagdad joue les médiateurs et est devenu un "pont", pour les experts, plusieurs responsables passant pour tenir le rôle de médiateur, notamment pour des Etats souhaitant renouer avec Damas.

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