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Notre-Dame: l'Irak, au riche patrimoine ravagé par la guerre, solidaire de Paris

Photo AFP / Fabien Barrau

L'Irak, qui a vu une grande partie de son patrimoine multimillénaire détruit par les guerres à répétition et l'acharnement des jihadistes à réduire en miettes statues et monuments, exprimait mardi sa solidarité avec Paris après l'incendie dans la cathédrale Notre-Dame.

"Les Irakiens connaissent précisément cette douleur, cette sensation de perte qui touche le peuple de France, car nous avons récemment vu une part de notre héritage culturel national être détruite", a écrit sur Twitter le président Barham Saleh.

De son côté, Mosul Eye, le célèbre blogueur de Mossoul, l'ancienne "capitale" du groupe Etat islamique (EI) en Irak, traçait, comme de nombreux autres internautes irakiens, un parallèle sur Twitter.

"Regarder #NotreDame brûler me rappelle Mossoul. C'est comme si Mossoul brûlait de nouveau", a-t-il écrit, alors que la grande cité du nord irakien a perdu dans la bataille contre l'EI son emblématique mosquée Al-Nouri au minaret penché --surnommé Al-Hadba, "la bossue" en arabe.

"La perte de Notre-Dame sera une blessure immense pour l'humanité", ajoute cet Irakien, qui a raconté sur les réseaux sociaux l'horreur de la vie sous la férule des jihadistes durant leurs trois années de règne sur sa ville.

De 2014 à 2017, l'EI s'est livré à un "nettoyage culturel", détruisant vestiges antiques et symboles religieux en Irak, dont le patrimoine avait déjà fait les frais des pillages et des ravages lors de l'invasion emmenée par les Etats-Unis en 2003.

Le ministère irakien des Affaires étrangères et le gouvernement du Kurdistan autonome ont également exprimé leur solidarité avec la France, après l'incendie, probablement d'origine accidentelle, de Notre-Dame de Paris.

La cathédrale gothique, monument historique le plus visité d'Europe inscrit au patrimoine mondial de l'humanité, a été défigurée mais ne s'est pas totalement effondrée.

L'incendie de Notre-Dame, construite entre le XIIe et le XIVe siècle au coeur de la capitale française, vécu comme une tragédie internationale, a été maîtrisé mardi à l'aube après douze heures de lutte des pompiers.

L'Irak, qui a vu une grande partie de son patrimoine multimillénaire détruit par les guerres à répétition et l'acharnement des jihadistes à réduire en miettes statues et monuments, exprimait mardi sa solidarité avec Paris après l'incendie dans la cathédrale Notre-Dame."Les Irakiens connaissent précisément cette douleur, cette sensation de perte qui touche le peuple de France, car nous avons récemment vu une part de notre héritage culturel national être détruite", a écrit sur Twitter le président Barham Saleh.De son côté, Mosul Eye, le célèbre blogueur de Mossoul, l'ancienne "capitale" du groupe Etat islamique (EI) en Irak, traçait, comme de nombreux autres internautes irakiens, un parallèle sur Twitter."Regarder #NotreDame brûler me rappelle Mossoul. C'est comme si Mossoul brûlait de nouveau", a-t-il écrit,...