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Économie - Conférence

Le Liban doit davantage miser sur ses « scale-up »

Mahmoud Makki, partenaire au sein de Strategy& Middle East, intervenant pendant la conférence sur les scale-up au Grand Sérail. Photo D.R.

Le cabinet de conseil Strategy& Middle East – qui appartient au groupe PricewaterhouseCoopers (PwC) – et l’antenne libanaise du réseau entrepreneurial Endeavor ont organisé hier, au Grand Sérail à Beyrouth, une conférence consacrée aux défis auxquels font face les PME libanaises en général, en insistant sur le cas des « scale-up ». Tiré de l’anglais, le terme désigne les jeunes entreprises qui se sont rapidement développées grâce à leur capacité d’innovation, démontrant au passage la pérennité de leur modèle économique.

S’il n’existe pas de critères figés, les start-up et PME – principalement – qui ont réussi en quelques années à générer un chiffre d’affaires de plusieurs millions de dollars et une croissance à deux chiffres avec l’innovation comme moteur principal et des effectifs limités sont considérées comme des scale-up. Selon les chiffres rapportés par Strategy& et Endeavor Lebanon dans une étude publiée il y a quelques mois intitulée « Scaling up SME’s » et disponible en ligne, les « scale-up » représentent en moyenne 5 % des PME dans les pays étudiés. Elles génèrent en outre 3,4 fois plus de revenus que les PME classiques et 8 fois plus d’emplois. Au Liban, la plate-forme musicale Anghami ou le producteur de contenus numérique Diwanee sont classés parmi les scale-up.

Deuxième sur cinq

Le rapport révèle également que le Liban n’était pas trop mal loti pour servir de terreau aux scale-up, le pays étant le 2e pays sur cinq retenus – avec l’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis et la Jordanie – au classement d’un indice évaluant la maturité de leurs écosystèmes dans ce domaine à travers une dizaines de critères (réglementation, accès à la clientèle, aux financements…) répartis en 4 piliers. Le Liban obtient ainsi un score total de 1,2 point sur 3 au « scale-up readiness index », derrière les Émirats, 1,6, mais au-dessus de la moyenne des pays étudiés (1,1).

« Le Liban dispose de services abordables, d’opportunités de financement canalisées par les fonds de capital-risque (et la Banque du Liban), ainsi que d’un réservoir de talents », a résumé Mahmoud Makki, partenaire au sein de Strategy& Middle East, pendant la conférence. Il estime toutefois que beaucoup reste à faire, notamment pour modifier le cadre réglementaire actuel, qu’il juge inadapté, ou encore pour empêcher « l’exode du capital humain ». La directrice générale d’Endeavor Lebanon, Christina Chehadé, a rappelé de son côté que le réseau s’employait à « accompagner les scale-up libanaises » pour les aider à surmonter ces défis.Les conférenciers ont notamment pu assister à un panel consacré à ces thématiques et réunissant Élie Habib, cofondateur d’Anghami, Fadi Bizri, associé chez B&Y Venture Partners, le PDG de l’incubateur Berytech, Maroun Chammas, et la responsable du programme d’amélioration de l’environnement des affaires au Grand Sérail, Yasmina el-Khoury Raphaël.

Le cabinet de conseil Strategy& Middle East – qui appartient au groupe PricewaterhouseCoopers (PwC) – et l’antenne libanaise du réseau entrepreneurial Endeavor ont organisé hier, au Grand Sérail à Beyrouth, une conférence consacrée aux défis auxquels font face les PME libanaises en général, en insistant sur le cas des « scale-up ». Tiré de l’anglais, le terme désigne les jeunes entreprises qui se sont rapidement développées grâce à leur capacité d’innovation, démontrant au passage la pérennité de leur modèle économique. S’il n’existe pas de critères figés, les start-up et PME – principalement – qui ont réussi en quelques années à générer un chiffre d’affaires de plusieurs millions de dollars et une croissance à deux chiffres avec l’innovation comme moteur principal et des...
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