Julia, une femme transgenre de 31 ans qui avait été agressée à Paris le 31 mars 2019, lors d'une séance photo pour l'AFP, le 4 avril 2019. Photo AFP/Martin Bureau
Un homme soupçonné d'avoir agressé une femme transgenre le 31 mars à Paris, en marge d'un rassemblement de soutien au peuple algérien, sera jugé le 22 mai, a appris l'AFP auprès de son avocate.
Placé en garde à vue mardi après-midi, le suspect est passé mercredi soir en comparution immédiate au tribunal de Paris, mais son procès a été renvoyé au 22 mai. Cet homme, âgé de 23 ans, avait été placé une première fois en garde à vue le jour des faits, mais il avait été relâché le lendemain.
Sur une vidéo très relayée sur les réseaux sociaux, Julia, une femme transgenre de 31 ans, était prise à partie par plusieurs personnes en marge d'un rassemblement à Paris contre le président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné le 2 avril. La jeune femme avait ensuite été secourue par des agents de sécurité de la compagnie de transport public RATP.
Une enquête pour "violences commises à raison de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre" avait été ouverte immédiatement après cette agression qui a provoqué l'indignation de plusieurs responsables politiques en France, dont la maire de Paris Anne Hidalgo et la secrétaire d'Etat française à l'Egalité femmes-hommes Marlène Schiappa.
Dans un entretien à l'AFP début avril, Julia a raconté que le 31 mars vers 20h00, le rassemblement place de la République battait son plein, quand elle fend la foule, en majorité masculine, et s'engage dans l'entrée du métro. Trois hommes lui barrent alors la route : "l'un m'a dit, +toi, tu es un homme+, et m'a attrapé le bras. Un autre a dit +mais tu as des seins!+ puis m'a touché la poitrine, je l'ai repoussé". Elle rebrousse chemin quand le troisième homme exhibe son sexe, lui tient des propos obscènes et la gifle : "tout le monde rigolait, j'ai reçu de la bière de personnes qui étaient au-dessus", a-t-elle témoigné auprès de l'AFP.
Selon le rapport annuel 2018 de l'association SOS Homophobie, 186 personnes transgenres ont signalé en France en 2017 une agression en raison de leur identité de genre, soit une hausse de 54% par rapport à l'année précédente.
Placé en garde à vue mardi après-midi, le suspect est passé mercredi soir en comparution immédiate au tribunal de Paris, mais son procès a été renvoyé au 22 mai. Cet homme, âgé de 23 ans, avait été placé une première fois en garde à vue le jour des faits, mais il avait été relâché le lendemain.Sur une vidéo très relayée sur les réseaux sociaux, Julia, une femme transgenre de 31 ans, était prise à partie par plusieurs personnes en marge d'un rassemblement à Paris contre le président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné le 2 avril. La jeune femme avait ensuite été secourue par des agents de...


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine